Fermi Explorer : Une mission spatiale vers Alpha du Centaure
Une mission spatiale, portée par une organisation indépendante, a pour ambition d’atteindre Alpha du Centaure, le système stellaire le plus proche du Système solaire. Toutefois, le voyage s’annonce extrêmement long : environ 80 000 ans seront nécessaires pour y parvenir.
Dans le domaine spatial, les délais peuvent être remarquablement étendus. Des missions telles que JUICE et Europa Clipper, déjà en cours, n’atteindront leurs cibles qu’au cours des années 2030. De plus, d’autres télescopes en développement ne devraient pas décoller avant une vingtaine d’années dans les scénarios les plus optimistes.
40 000 milliards de kilomètres
Sur son site, l’organisme derrière Fermi Explorer décrit en détail cette mission ambitieuse. Bien qu’Alpha du Centaure soit le système stellaire le plus proche, il se situe à 4,4 années-lumière, soit près de 40 000 milliards de kilomètres de notre Soleil.
Pour réaliser ce trajet, la sonde Fermi Explorer prévoit un lancement avant la fin de 2029 et une arrivée dans environ 80 000 ans, un calendrier qui semble peu réaliste avec les technologies actuelles. Malgré cela, les organisateurs affirment avoir ajusté certaines caractéristiques pour rendre la mission réalisable.
Données et statistiques
À ce jour, la mission Fermi Explorer n’a pas encore de données scientifiques à communiquer, étant donné que les informations récoltées ne seront disponibles qu’après 80 000 ans. Par ailleurs, la sonde pèsera environ 100 kg et utilisera un système de propulsion électrique, avec une charge utile d’un cube d’un kilo. Le coût total de la mission est estimé à moins de 15 millions de dollars, ce qui est considérablement inférieur à d’autres missions spatiales, comme Europa Clipper, qui coûte environ 5,2 milliards de dollars.
Conséquences directes
Il est difficile de prédire ce que Fermi Explorer pourra observer à son arrivée. L’organisation a ouvert une période de trois mois pour que la communauté scientifique propose des instruments, tout en prévoyant également des projets artistiques. L’absence de retours scientifiques significatifs est donc à envisager.
Pour optimiser la trajectoire de la sonde, l’organisation a collaboré avec Physical Superintelligence, un laboratoire d’intelligence artificielle. La sonde devrait passer à 0,42 unité astronomique du Soleil pour maximiser l’utilisation de l’énergie solaire.
Enfin, l’organisation sollicite des dons pour financer le projet, tout en informant les contributeurs que les dons ne seront pas remboursés en cas d’échec de la mission.
Conclusion
Cette mission, bien qu’innovante, soulève des questions sur la faisabilité et l’utilité des explorations à si long terme.
Source : Numerama

