Pourquoi les footballeurs simulent-ils autant? Un neurochirurgien a une explication

Pourquoi les footballeurs simulent-ils autant ?

Richard Menger, neurochirurgien à l’université d’Alabama (États-Unis) et passionné de football, a observé un phénomène qui prend de l’ampleur durant la 23e Coupe du monde de football, organisée au Canada, aux États-Unis et au Mexique : les simulations de bless. Dans une tribune publiée par Forbes, il s’interroge sur les motivations qui poussent certains joueurs à simuler des bless, malgré les risques de sanctions telles que des cartons jaunes ou des coups francs pour l’équipe adverse.

Un phénomène récurrent

Les seizièmes de finale de la Coupe du monde sont marqués par des moments de jeu impressionnants, suivis parfois de chutes spectaculaires de joueurs, souvent sans raison apparente. Menger souligne que cette « épidémie de simulations de bless » nuit à l’authenticité du spectacle sportif.

Une étude de 2014 a montré que 83 % des supporters considèrent la simulation comme une source majeure d’agacement. Les joueurs, souvent parmi les mieux rémunérés, s’effondrent parfois après des contacts minimes, déclenchant des interventions médicales. Cependant, ils se relèvent rapidement, prêts à reprendre le jeu, ce qui amène Menger à qualifier ces actes de « tricherie déguisée en compétition ».

Les règles du jeu et la culture de la simulation

La simulation est interdite par les règles de la FIFA et est théoriquement sanctionnée par un carton jaune. Pourtant, une étude de 2010 a révélé que seulement 7 % des bless lors de matchs masculins étaient réelles. Les joueurs savent que le jeu s’arrête dès qu’un d’eux semble souffrir, et une chute stratégique peut influencer le cours d’un match, rendant les sanctions peu dissuasives.

Menger souligne que ces simulations perturbent le déroulement du match et sapent la crédibilité des véritables bless, posant la question de la culture de la simulation dans le football, en comparaison avec des sports comme le rugby, où le taux de bless est jusqu’à 2,7 fois plus élevé, mais où la culture valorise la continuité du jeu.

Conclusion

Les instances dirigeantes du football affirment prendre des mes contre ce problème, notamment par le biais d’avertissements et de l’assistance vidéo. Cependant, Richard Menger estime que ces efforts restent insuffisants. Les bless réelles méritent respect et soins, tandis que les simulations nuisent à la confiance dans le sport. Alors que la Coupe du monde se poursuit, l’authenticité du jeu demeure un enjeu crucial.

Source : Forbes

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