Le Tribunal des activités économiques de Paris a condamné, lundi 29 juin, Google à verser 126 millions d’euros de dommages et intérêts à plusieurs groupes de médias français pour pratiques anticoncurrentielles dans la publicité en ligne. Cette décision concerne Prisma Media, qui reçoit 61 millions d’euros, Le Figaro 26 millions, Les Echos-Le Parisien 11,5 millions, et la plateforme vidéo Dailymotion 27,5 millions. Ensemble, ils avaient initialement réclamé 570 millions d’euros.
Il est reproché à Google d’avoir favorisé sa propre plateforme de vente de publicité en ligne lors de l’attribution d’espaces publicitaires, au détriment de ses concurrentes. Le géant américain n’a pas encore décidé s’il fera appel de ces décisions, a indiqué un porte-parole. « Nous contestons les décisions du tribunal. Ces demandes de dommages-intérêts reposent sur des interprétations erronées du secteur de l’adtech (technologie publicitaire, NDLR), qui est une industrie fortement concurrentielle et en rapide évolution », a ajouté le représentant de Google.
Selon Marc Feuillée, directeur général du groupe Le Figaro, cité par mind Media, « avec les décisions précédentes rendues en faveur de Rossel, L’Equipe et M6, une jurisprudence est maintenant établie ». Le groupe M6 avait obtenu en mars près de 23 millions d’euros de dommages et intérêts de Google.
En juin 2021, l’Autorité de la concurrence avait sanctionné Google à hauteur de 220 millions d’euros pour le même motif. De même, la Commission européenne avait infligé à la société américaine une amende de 2,95 milliards d’euros en septembre dernier. La décision de la Commission avait été critiquée par le président américain, Donald Trump, sur fond de tensions au sujet de la régulation européenne des géants technologiques américains.
Source : Journaldunet.
