Le porte-avions Charles-de-Gaulle reste dans la région d’Ormuz « jusqu’à nouvel ordre »
Le porte-avions Charles-de-Gaulle, basé à Toulon, est prépositionné depuis mi-mai au large de la péninsule arabique et « reste sur zone jusqu’à nouvel ordre », a annoncé ce dimanche 14 juin l’état-major des Armées. Cette décision intervient alors que Washington se dit proche d’un accord avec l’Iran pour mettre fin aux tensions au Moyen-Orient.
« Le Charles-De-Gaulle reste sur zone jusqu’à nouvel ordre, aucune décision n’a été prise sur un retour à l’heure actuelle », a déclaré le porte-parole de l’état-major, Guillaume Vernet. Il a précisé que les échéances techniques sont prises en compte, mais ne sont pas les seuls éléments dans la planification opérationnelle, ajoutant que « la France reste particulièrement impliquée dans le maintien de la liberté de navigation ».
Le porte-avions et son escorte avaient été déployés dans la région du Golfe pour une mission « neutre » visant à rétablir la navigation dans le détroit d’Ormuz, comme l’avait indiqué la ministre déléguée aux Armées, Alice Rufo.
Des informations de presse font état d’un potentiel retour du porte-avions à Toulon pour des réparations prévues en juillet. Par ailleurs, la France et le Royaume-Uni, à la tête d’une coalition maritime d’une quarantaine de pays non-belligérants, proposent une mission multinationale pour sécuriser le détroit d’Ormuz, en attendant que l’Iran et les États-Unis lèvent leurs blocus respectifs.
Le blocage de ce passage maritime stratégique affecte l’exportation d’hydrocarbures du Golfe, ce qui entraîne une hausse des prix et impacte l’économie mondiale. Le président américain Donald Trump a annoncé qu’un accord serait signé avec l’Iran pour mettre fin aux hostilités, incluant la réouverture immédiate du détroit. Cependant, Téhéran a exprimé des doutes sur la poursuite des négociations si les engagements ne sont pas respectés.
Rédigé avec AFP
