Guinée : Doumbouya limoge deux ministres et promet une « rigueur républicaine »

Guinée : Doumbouya limoge deux ministres et promet une rigueur républicaine

En Guinée, le président Mamadi Doumbouya a mis fin aux fonctions, le vendredi 21 août 2026, de deux ministres, sans fournir de motif officiel. Dans un message publié après ces décisions, il a affirmé que la lutte contre la corruption s’appliquerait à tous les responsables publics.

Mory Condé, ministre de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale, ainsi que Mourana Soumah, chargé de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, ont été relevés de leurs fonctions par décret présidentiel. En attendant la nomination de leurs remplaçants, les secrétaires généraux des deux départements sont chargés d’asr la continuité des activités.

Les communiqués annonçant ces licenciements n’ont pas précisé les raisons de ces décisions, et aucun lien officiel n’a été établi entre les départs des deux ministres et d’éventuelles affaires de corruption. Cependant, le président Doumbouya a insisté sur l’exigence d’exemplarité dans la fonction publique.

« Contre la corruption, ma main ne tremblera pas. Aucun rang, aucune fonction, aucune proximité ne met quiconque à l’abri de la rigueur républicaine », a-t-il déclaré dans un message.

Ces limogeages surviennent dans un contexte où le gouvernement guinéen a inscrit la lutte contre la corruption et la transparence administrative parmi ses priorités. Le portail officiel du gouvernement souligne également des objectifs tels que la réconciliation nationale, la refondation de l’État et l’inclusion.

Un autre décret a également mis fin aux fonctions de Mahamadou Abdoulaye Diallo, conseiller à la présidence chargé de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat. De plus, des sanctions ont été imposées à Algassimou Diallo, ancien avocat général près la Cour suprême, qui a été déchu de son grade de Commandeur et radié de la magistrature.

Ces décisions interviennent alors que les autorités guinéennes cherchent à renforcer les mécanismes de contrôle de l’action publique. L’Agence nationale de lutte contre la corruption et de promotion de la bonne gouvernance a indiqué que la corruption coûte à la Guinée plus de 500 milliards de francs guinéens par an en pots-de-vin.

Source : Africanews

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