Chez nous, il n’y a pas de service régulier : l’arrêt des bus à la demande dans les Alpes-Maritimes devient une bataille politique

La région Sud a annoncé la suppression d’un service de transport à la demande dans la communauté de communes des Alpes d’Azur, dans les Alpes-Maritimes. Les deux collectivités se renvoient la balle sur la responsabilité de la perte de ces bus pour les habitants.

C’est un service qu’Elena, 85 ans, et Albertine, 92 ans, habitantes de La-Croix-sur-Roudoule, utilisent depuis plusieurs années : le transport à la demande. À partir du 1er septembre, ce service, qui desservait la Communauté de communes des Alpes d’Azur, s’arrêtera, une décision prise par la Région, qui le finançait jusqu’alors.

Ce service permet aux administrés de bénéficier d’un mini-bus qui vient les chercher dans leur village pour les véhiculer, pour 2,60 € le trajet. Quatre véhicules sillonnent un secteur géographique regroupant 34 communes, autour de la départementale RD202. Ce marché est partagé par deux entreprises locales pour un montant d’environ 300 000 € par an.

Le maire de La-Croix-sur-Roudoule, Daniel Glanis, déplore cette situation : « Surtout chez nous, où on n’a rien. Il n’y a pas de service régulier. » Cependant, la région soutient que la compétence d’organiser ce service revient désormais à la communauté de communes depuis 2021. Jean-Pierre Serrus, vice-président de la Région en charge des transports, indique qu’ils ont été patients concernant le transfert de cette responsabilité.

Actuellement, la Région menace d’intenter une action en justice pour récupérer des aides indûment perçues depuis cinq ans. Ce sujet a suscité des réactions politiques, notamment celle de Charles-Anges Ginésy, président de la communauté de communes, qui appelle à une concertation pour trouver une solution. Il insiste sur le fait que la Région, ayant le pouvoir régalien du transport, doit asr cette mission.

Le président de la Région, Renaud Muselier, a précisé que la communauté de communes a pris la compétence liée à la mobilité « sans l’exercer », affirmant que la Région a agi conformément au cadre législatif.

En parallèle, d’autres lignes de transport, notamment deux lignes de nuit reliant Cannes à Nice et à Grasse, seront également supprimées à partir de septembre.

Source : France 3 Régions

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