Décès d’André Aribaud : retour sur un parcours politique marquant dans l’Aude
André Aribaud, figure emblématique de la droite audoise, ancien adjoint de Raymond Chesa à Carcassonne et fonctionnaire territorial, est décédé le mardi 4 août à Castelnaudary, à l’âge de 78 ans, des suites d’une embolie pulmonaire. Son décès rappelle les plus de trente ans d’engagement politique marqué par des alliances, des revirements et des batailles au sein de la municipalité carcassonnaise.
En 2008, Aribaud se présentait comme « un homme de droite et du centre, depuis 30 ans », illustrant un parcours jalonné de hauts et de bas. Il avait fait ses débuts au sein du Rassemblement pour la République (RPR) et avait ensuite contribué à la refondation de la droite sous l’appellation de l’Union pour un mouvement populaire (UMP). En parallèle, il avait cofondé l’Union pour Carcassonne (UPC), une association visant à promouvoir le développement économique, social et culturel de la ville.
Rattrapé par la justice
En 2001, après avoir été réélu lors du quatrième succès consécutif de Raymond Chesa, Aribaud a été nommé adjoint en charge de l’urbanisme et vice-président de la communauté d’agglomération du Carcassonnais. Cependant, la même année, il a été condamné par le tribunal correctionnel de Nîmes pour « faux en écriture publique », ce qui lui a valu une peine de deux ans de prison avec sursis et trois ans d’inéligibilité. Les faits remontaient à 1988 et concernaient une délibération falsifiée relative à une concession de plage au Cap d’Agde.
Une carrière électorale tumultueuse
Aribaud a tenté sa chance aux élections municipales à plusieurs reprises. En 2008, il a dirigé la liste « Carcassonne Réunie », obtenant 4,93 % des voix au premier tour. Il a ensuite soutenu le candidat socialiste Jean-Claude Perez, ce qui a été perçu comme une trahison par certains de ses anciens alliés. Il a poursuivi sa carrière en se présentant à plusieurs élections jusqu’en 2020, sans succès notable.
Les obsèques d’André Aribaud seront célébrées le vendredi 7 août à l’église de Raissac-sur-Lampy, suivies de sa crémation.
Réactions et hommages
Isabelle Chesa, ancienne adjointe, a exprimé sa tristesse et a décrit Aribaud comme un homme complexe, tandis que Laurent Posocco, ancien colistier, a salué son expertise et son esprit de camaraderie. Yamina Mamou, amie et ex-élue, a souligné l’impact d’Aribaud sur la vie politique locale.
Source : La Dépêche du Midi


