Ils contrôlent comment les policiers ?
Invité des Grandes Gueules sur RMC, le député du Rassemblement National (RN) Laurent Jacobelli a réaffirmé la volonté de son parti d’interdire le port du voile dans l’espace public. Interpellé par Joëlle Dago-Serry sur la capacité des forces de l’ordre à contrôler les tenues religieuses, il a qualifié ce sujet de « détail » au sein d’un projet de loi plus global, qui serait soumis à référendum si le RN accédait au pouvoir.
Jordan Bardella, président du RN, a précisé que le parti n’envisageait pas de créer une « police du vêtement » immédiatement après une élection. Il a indiqué que toute me serait décidée par les Français via un référendum. La question de l’éventualité d’une amende pour sanctionner le port du voile a également été abordée, mais Bardella a fait preuve de prudence, affirmant qu’il n’y aurait « pas d’interdiction à proprement parler le lendemain matin ».
En cas d’accès au pouvoir, le RN prévoit deux référendums : l’un sur l’immigration et l’autre, « au cours du quinquennat », sur « l’idéologie islamiste ». Cela inclurait une proposition d’extension de l’interdiction des signes religieux dans l’espace public.
La faisabilité technique d’une telle interdiction a suscité des interrogations sur le plateau, notamment sur le rôle des policiers. Jacobelli a appelé à « faire confiance aux forces de l’ordre » pour distinguer la pratique religieuse de l’affichage d’un islam radical. Joëlle Dago-Serry a mis en lumière les risques de stigmatisation, en questionnant la capacité des agents à identifier les différents types de symboles religieux.
Jacobelli a souligné que son projet vise à défendre « la laïcité, la République et l’égalité hommes-femmes », tout en affirmant que les Français ressentent un besoin de telles mes. Il a également fait la distinction entre islam et islamisme, insistant sur le fait que de nombreux musulmans vivent en France sans revendiquer une supériorité de la charia sur les lois.
Rejetant toute politique partisane, il a affirmé que le texte serait tranché par les urnes, acceptant la décision des Français en cas de désaccord.
Source : RMC

