La fréquentation des festivals d’été jugée « globalement bonne », mais un modèle économique « à bout de souffle »
Alors que l’été tire à sa fin, Aurélie Hannedouche, directrice du Syndicat des musiques actuelles (SMA), a déclaré le 31 août sur franceinfo que la fréquentation des festivals de l’été a été « globalement bonne ». Elle se réjouit de cette tendance, notamment après une année 2025 jugée « plutôt mitigée ». Cependant, elle avertit que cette bonne fréquentation ne garantit pas un équilibre économique pour ces événements, soulignant un « modèle à bout de souffle ».
Depuis la crise sanitaire de 2020, les festivals font face à une augmentation significative de leurs charges. Hannedouche mentionne des hausses des primes d’assurance, du coût de l’énergie, ainsi que des salaires et des frais d’hôtellerie et de restauration. Elle précise que si les ressources devaient augmenter au même rythme, cela entraînerait des prix de billets très élevés, rendant la viabilité économique des festivals incertaine.
Certains festivals, tels que le Festival de la Paille à Métabief dans le Doubs et le festival Woodstower à Lyon, ont déjà annoncé leur arrêt pour l’année prochaine, malgré une existence de plusieurs décennies. Cette situation soulève des questions sur l’avenir de la culture dans les territoires, car il est souhaitable que la culture soit accessible partout, pas uniquement dans les grandes métropoles.
Hannedouche souligne que, bien que le secteur de la musique se porte « extrêmement bien au niveau global », le chiffre d’affaires généré est souvent redirigé vers le budget général de l’État. Cela est dû à un système de plafonnement des taxes affectées au Centre national de la musique, ce qui limite les ressources disponibles pour le secteur.
En ce qui concerne les défis liés à la canicule, des discussions ont eu lieu cet été entre le syndicat et le ministère de la Culture. Le Centre national de la musique sera chargé d’une concertation sur les questions d’assurance, un enjeu de plus en plus pressant, selon Hannedouche, qui note que les asurs trouvent les événements de plus en plus risqués et difficiles à couvrir.
Source : Franceinfo.

