Zimbabwe : l’opposition, la société civile et les Églises s’opposent aux amendements constitutionnels
Au Zimbabwe, l’opposition, la société civile et les Églises se mobilisent contre des amendements récents à la Constitution. Ces changements permettent au président Emmerson Mnangagwa de prolonger son mandat de deux ans et de supprimer l’élection du chef de l’État au suffrage universel direct.
Le 7 juillet 2026, ces amendements ont été adoptés par un Parlement dominé par le parti présidentiel, la Zanu-PF. En réponse, les figures de l’opposition ont formé une nouvelle Coalition du peuple, marquant un rare geste d’unité après des années de répression et de divisions internes.
Nelson Chamisa, principal opposant et ancien candidat à la présidence, a déclaré sur les réseaux sociaux : « On ne peut pas laisser le Zimbabwe glisser en silence vers une dictature constitutionnelle. »
Les membres de la coalition ont annoncé leur intention de contester légalement ces amendements devant la Cour constitutionnelle. Lovemore Madhuku, un autre leader de l’opposition, a appelé à des manifestations, affirmant : « Nous envisageons des marches, des manifestations, des journées villes mortes et toute action pour exprimer le rejet des Zimbabwéens envers ces changements constitutionnels. »
Des responsables d’Églises se sont également joints à cette mobilisation. Le révérend Kupa Mtata a souligné que le respect de la Constitution doit primer sur les intérêts partisans, affirmant : « Nous avons le devoir de parler quand quelque chose ne va pas, et ce que nous voyons est mauvais, profondément mauvais. »
Cette situation pourrait entraîner une intensification des tensions politiques dans le pays, déjà marqué par une histoire de répression des voix dissidentes.
Source : RFI
