Zamboï, village minier en Centrafrique, face à des défis de développement durable.

Zamboï, un village né de l'activité minière en Centrafrique [1/3] - Reportage Afrique

Zamboï, un village minier en pleine expansion en Centrafrique

Zamboï, un village né de l’activité minière à la frontière avec le Cameroun, a récemment été le théâtre d’un tragique éboulement qui a causé la mort de 49 personnes, selon les autorités, bien que les familles des victimes évoquent un bilan d’environ 100 décès. Actuellement, le chantier est fermé, impactant la vie économique de cette localité.

Historiquement, Zamboï a été occupé par des groupes rebelles durant les crises sécuritaires de 2013. Récemment rebaptisé Moscou-RCA après sa reprise par les forces russes de Wagner et les Forces armées centrafricaines, le site attire désormais des milliers de travailleurs, issus de différentes régions de Centrafrique et d’autres pays africains.

Aliou Garga, responsable de la Société Douakouzou, explique que cette zone, autrefois une vaste forêt, a vu l’arrivée des artisans miniers après le départ des rebelles. Il a obtenu deux permis d’exploitation et est installé ici depuis un an et sept mois. Actuellement, environ 20 000 personnes vivent à Zamboï, où l’économie locale repose presque entièrement sur l’exploitation de l’or.

Pélagie Yelemo, élue cheffe du village, souligne que les habitants ont reconnu son engagement. Elle a déménagé ici avec sa famille pour profiter des opportunités offertes par la mine. Cependant, les services de l’État sont presque absents, bien qu’il y ait une présence limitée de policiers et d’inspecteurs des mines.

La jeunesse de Zamboï, représentée par Prince Divine Ngaïbiro, fait face à des défis importants. Beaucoup de jeunes ont abandonné l’école et se tournent vers l’exploitation minière, car ils n’ont pas d’autres moyens de subsistance.

Aliou Garga mentionne également les efforts de la Société Douakouzou pour améliorer les infrastructures, avec la création d’une station-service, d’hôtels, d’une école et d’un centre de santé. La rivière Kadéï constitue la frontière naturelle entre la Centrafrique et le Cameroun, où l’or continue d’attirer les populations et de façonner le territoire frontalier.

Source : RFI

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