Entre le RN et l’AfD, une rupture de façade : ce que révèlent leurs votes au Parlement européen
Le Rassemblement national (RN) et l’Alternative für Deutschland (AfD) semblent avoir opéré une rupture marquée, notamment après les récentes déclarations de Maximilian Krah, tête de liste de l’AfD aux élections européennes. Ce dernier a suscité l’indignation en affirmant qu’un SS n’était « pas automatiquement un criminel », une position jugée inacceptable par Jordan Bardella, le président du RN. Ce dernier a immédiatement annoncé que son parti ne siégerait pas avec l’AfD au sein du Parlement européen.
Cette séparation est d’autant plus significative que l’AfD a récemment remporté l’élection régionale en Saxe-Anhalt, devenant le premier parti d’extrême droite à réaliser un tel exploit en Allemagne depuis 1945. Le RN, en quête de respectabilité, a cherché à se distancier de l’AfD, dont l’image est souvent perçue comme sulfureuse.
Cette dynamique souligne les tensions au sein des partis d’extrême droite en Europe, où des divergences idéologiques et stratégiques peuvent compromettre les alliances. La décision du RN de ne pas s’associer à l’AfD pourrait impacter les futures collaborations entre les partis européens d’extrême droite.
Source : L’Express

