VoltAero, pionnière de l’aviation légère décarbonée, clouée au sol
Le tribunal de commerce de La Rochelle a prononcé, ce mardi 23 juin, la liquidation de VoltAero, une start-up française fondée en 2017 par Jean Botti, ancien directeur de l’innovation d’Airbus. Une partie des actifs et quelques emplois seront repris par Aura Aero, une entreprise toulousaine fondée en 2018.
VoltAero avait été placée en redressement judiciaire le 7 octobre 2025, après que le tribunal ait écarté l’offre de Daher Aircraft. En novembre 2024, l’entreprise avait inauguré son site d’assemblage à l’aéroport de Rochefort-Saint-Agnant, avec l’intention de construire, à partir du deuxième semestre 2026, le Cassio 330, un avion hybride combinant propulsion thermique et électrique.
Jean Botti avait prévu d’assembler jusqu’à 150 aéronefs par an, avec 230 précommandes à travers le monde, à un prix compris entre 1,3 et 1,5 million d’euros par appareil. À l’époque, la Charente-Maritime se projetait comme un futur hub aéronautique, mais des turbulences survenues à l’été 2025 et la perte d’un investisseur privé ont mis fin à cet enthousiasme.
Durant près d’une décennie, VoltAero a bénéficié d’un soutien public significatif, incluant près de 4,5 millions d’euros pour le site de Rochefort-Saint-Agnant, ainsi que plus de 10 millions d’euros de la région Nouvelle-Aquitaine. Alain Rousset, président de la région, a exprimé sa tristesse face à la fin de l’aventure de Jean Botti, tout en se montrant rassuré par la reprise d’Aura Aero, qui continuera les activités de recherche et développement sur le site.
Le Syndicat mixte des aéroports de La Rochelle et de Rochefort a également salué la qualité du projet porté par VoltAero. Jérémy Caussade, président d’Aura Aero, a confirmé le potentiel du site, le considérant comme une base pour prototyper et tester de nouvelles architectures aéronautiques.
Source : Le Parisien
