Vivre jusqu’à 120 ans ? Derrière l’obsession de la longévité, un business inquiétant
La quête de la longévité humaine, autrefois considérée comme un rêve utopique, prend aujourd’hui une nouvelle dimension. Grâce à des avancées scientifiques significatives et à l’investissement massif de multimillionnaires, la possibilité de vivre jusqu’à 120 ans semble de moins en moins farfelue. Cependant, cette recherche soulève des questions éthiques et commerciales.
Les progrès en biotechnologie et en médecine régénérative, tels que les thérapies géniques et les traitements anti-âge, sont en plein essor. Ces innovations attirent l’attention non seulement des scientifiques, mais aussi des investisseurs, prêts à débourser des sommes considérables pour accéder à des traitements qui pourraient prolonger la vie. Des entreprises comme Calico, financée par Google, et Unity Biotechnology, soutenue par des fonds d’investissement, illustrent cette tendance croissante.
En France, selon l’INSEE, l’espérance de vie à la naissance est de 85,4 ans pour les femmes et 79,2 ans pour les hommes, et le nombre de centenaires ne cesse d’augmenter. En 2020, la France comptait environ 27 000 centenaires, une augmentation de 50 % par rapport à 2000. Ces chiffres témoignent d’un vieillissement de la population, qui alimente les recherches sur la longévité.
L’essor de ce marché de la longévité pose des enjeux éthiques importants. La commercialisation de traitements promettant une vie prolongée suscite des débats sur l’accès équitable aux soins et les implications sociales d’une population vieillissante. De plus, la possibilité d’une vie prolongée soulève des questions sur la qualité de vie et le sens même de l’existence.
Ainsi, alors que la science ouvre des portes vers une longévité accrue, la manière dont cette quête est financée et commercialisée pourrait redéfinir notre rapport à la vie et à la mort.
Source : INSEE.

