Sept ans après la “loi anti-fessée”, les violences ordinaires persistent
Sept ans après l’adoption de la “loi anti-fessée” en France, un quart des parents continuent de considérer ce geste comme efficace et acceptable dans un cadre éducatif. Ce constat provient d’un baromètre sur les violences éducatives ordinaires, publié vendredi par la Fondation pour l’enfance.
La loi, entrée en vigueur en 2019, a pour objectif de prohiber les châtiments corporels et de promouvoir des méthodes éducatives non-violentes. Malgré cette législation, les résultats du baromètre indiquent que les mentalités évoluent lentement. En effet, 25 % des parents estiment que la fessée peut être un moyen d’éducation valable.
Les violences éducatives ordinaires, qui incluent des pratiques comme les fessées, sont encore largement acceptées dans certaines franges de la population. Ce phénomène soulève des questions sur l’efficacité des campagnes de sensibilisation menées depuis l’adoption de la loi.
La Fondation pour l’enfance souligne l’importance de poursuivre les efforts pour changer les perceptions et encourager des pratiques éducatives respectueuses des droits de l’enfant. L’enquête met en lumière un besoin urgent d’éducation parentale et de soutien aux familles pour adopter des méthodes positives.
Source : Fondation pour l’enfance
