Vêtements pour enfants : la seconde main, réflexe des parents
La doudoune portée un seul hiver, la robe de cérémonie mise une ou deux fois ou la combinaison de ski devenue trop petite… À moins d’être transmis d’un enfant à l’autre, les vêtements pour les bambins ont une durée de vie très limitée. Face à cette réalité, la seconde main s’impose de plus en plus comme une évidence pour les parents qui souhaitent allier économies et conscience écologique.
Un choix économique
Pour Caroline, maman de Zoé, 6 ans, l’achat d’occasion est avant tout une question de bon sens économique. Elle achète les vêtements « basiques » dans des enseignes grand public, mais privilégie Vinted pour les pièces plus coûteuses et griffées. Selon elle, il est possible d’économiser plus de 50 €. « Les enfants grandissent tellement vite. J’adore la mode, mais je n’ai pas envie de me ruiner pour une pièce qui ne durera que six mois », affirme-t-elle.
L’univers enfant sur Vinted est significatif. Un précédent bilan de la plateforme indique que près d’un tiers des articles mis en ligne en France appartenaient à la catégorie « Enfant », faisant de celle-ci le deuxième univers le plus représenté, derrière la mode féminine.
Stratégies d’achat
Caroline a développé une stratégie sur la plateforme : acheter des vêtements d’hiver en été et vice versa, profitant ainsi de la baisse de la demande. Elle note également que l’achat d’équipements saisonniers, comme les tenues de ski, nécessite d’essayer d’abord en magasin. Lorsque les vêtements deviennent trop petits, elle les revend sur Vinted. « L’argent récupéré me sert ensuite à racheter d’autres vêtements », explique-t-elle.
L’expérience en boutique
Malgré la domination de Vinted, les boutiques physiques conservent leurs adeptes. À Marseille, Morgane de Gasquet a ouvert Colegram, un dépôt-vente dédié aux vêtements pour enfants de la naissance à 12 ans. Elle constate que de nombreux parents viennent pour mieux maîtriser leur budget tout en accédant à de belles marques. Contrairement aux plateformes en ligne, la boutique mise sur la proximité et l’accompagnement.
Morgane souligne également que les parents sensibles aux enjeux écologiques privilégient des vêtements neufs en coton biologique ou fabriqués localement.
Un marché en évolution
Le développement de la seconde main est désormais perçu comme un mode de consommation normal. Au-delà de Vinted, d’autres sites comme Kidstorie, Smala et La malle aux lutins se sont spécialisés dans l’univers de la seconde main pour enfants. Des marques telles que Jacadi et Bonpoint proposent également de reprendre et revendre leurs propres collections.
En conclusion, la seconde main pour les vêtements d’enfants répond à des préoccupations économiques et écologiques croissantes parmi les parents.
Source : La Provence
