Bruxelles assouplit les sanctions sur les fourrures russes
L’Union européenne a récemment modifié sa position concernant les importations de fourrures russes, en particulier les peaux de zibeline, considérées comme les plus précieuses au monde. Cette décision survient dans le cadre d’un nouveau train de sanctions adopté jeudi, permettant ainsi la poursuite des importations de ces fourrures, malgré une interdiction générale mise en place trois mois plus tôt.
Cette dérogation a été accordée à la demande de l’Italie et de la Grèce, des pays qui comptent parmi les principaux importateurs de ces produits. Un haut fonctionnaire de l’UE a déclaré que « apparemment, il est très difficile de s’en procurer ailleurs », soulignant ainsi les enjeux économiques derrière cette décision.
Ce revirement s’inscrit dans un contexte plus large où l’Italie et la Grèce ont joué un rôle clé dans l’affaiblissement des sanctions de l’UE à l’encontre de la Russie. L’Italie a notamment fait opposition à une interdiction générale visant les soldats russes en vacances en Europe, tandis que la Grèce a obtenu une dérogation pour le transport maritime de gaz naturel liquéfié russe.
L’industrie européenne de la fourrure, déjà en difficulté, exprime des craintes face à un durcissement potentiel de la politique de l’UE. Elle s’est longtemps insurgée contre les sanctions qui avaient déjà restreint les exportations de manteaux de fourrure vers la Russie.
Cette décision intervient alors que l’Europe fait face à des défis environnementaux majeurs, tels que des incendies de forêt dévastateurs en France et en Espagne, et que la Russie continue ses bombardements en Ukraine.
Source : Euractiv
