Vendanges précoces en Dordogne : un viticulteur recourt à des intérimaires pour la première fois.

Vendanges précoces : pour la première fois, ce viticulteur de Dordogne fait appel à des intérimaires

Vendanges précoces : pour la première fois, ce viticulteur de Dordogne fait appel à des intérimaires

Avec la sécheresse et la canicule de cet été, les vendanges ont démarré plus tôt cette année. La coopérative de Monbazillac, en Dordogne, n’y échappe pas. Plusieurs viticulteurs doivent faire appel à des intérimaires pour la première fois afin d’éviter les pertes de récoltes.

D’habitude, les vendanges commencent fin septembre, voire début octobre, à la cave coopérative de Monbazillac. Cette année, à cause de la sécheresse, elles ont débuté en avance, le mercredi 9 septembre. En conséquence, les viticulteurs manquent de bras pour les récoltes.

Guillaume Barou, vigneron et président de la coopérative de Monbazillac, déclare : « C’est vrai qu’habituellement on arrive à démarrer ces vendanges avec une douzaine de coupeurs, là ce matin on est huit avec moi, donc il en manque. » Au milieu des rangées de raisins, des saisonniers comme Marlène et David s’activent pour ne rien perdre. Ces saisonniers sont habitués, venant chaque année. David ajoute : « Cette année, on a été appelé en avance pour le champagne aussi, mais ça s’est fini juste avant de démarrer ici. » Cependant, tous les saisonniers habituels ne sont pas disponibles, certains étant encore en mission dans d’autres régions, comme le Bordelais ou la Bourgogne, où les vendanges ne sont pas terminées.

Pour pallier le manque d’effectifs, la coopérative de Monbazillac fait appel à des intérimaires pour la première fois. Guillaume Barou craint que sans un recrutement supplémentaire, des pertes de récoltes surviennent : « On essaye de rester sereins mais si le vent vient à se lever, que la chaleur continue, ça va avoir un effet déséchant sur le raisin et si ça sèche trop vite, après on perd facilement 20 à 30 % de récolte donc faut rentrer et pour ça il faut de la main d’œuvre. »

L’appel aux intérimaires a un coût, représentant environ 20 % supplémentaires, et pour une entreprise de prestataire qui peut employer de la main d’œuvre étrangère, cela peut aller jusqu’à 30 à 40 % de plus.

Karine Jubé, responsable d’une agence d’intérim à Marsac, a été contactée pour trouver des bras pour les vendanges. Elle explique : « Ça a été une demande dans l’urgence puisque l’on a été contacté et en une semaine on a pu délégué une quinzaine de personnes pour les vendanges qui ont pris de l’avance. » Elle précise qu’il y a des gens venant de toute la France.

La précocité des vendanges s’ajoute aux difficultés croissantes de recrutement des saisonniers. Guillaume Barou regrette : « Avant, on avait des candidatures en avance et on avait le choix d’avoir un grand nombre de vendangeurs. » Aujourd’hui, il est nécessaire de faire appel à des prestataires et à des agences d’intérim, une pratique qui n’était pas courante auparavant. À Monbazillac, les vendanges durent entre 17 et 23 jours.

Source : Radio France

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