Vast, la start-up américaine, prévoit d’envoyer Thomas Pesquet dans l’espace.

Qui est vraiment Vast, la jeune start-up américaine qui emmènera Thomas Pesquet dans l’espace ?

Qui est vraiment Vast, la jeune start-up américaine qui emmènera Thomas Pesquet dans l’espace ?

Depuis quelques mois, le nom de Vast s’est imposé dans l’actualité spatiale. En juillet 2027, cette start-up américaine mettra fin à cinq ans de monopole d’Axiom Space dans le domaine des missions privées à bord de la Station spatiale internationale (ISS). Ces missions, qui ont débuté en 2022, consistent à envoyer des équipages pour des séjours de deux semaines dans l’ISS. Axiom Space a organisé les quatre premières missions, mettant en vedette des vétérans de la NASA, tels que Peggy Whitson, ainsi que des astronautes européens.

Pour sa première mission, Vast comptera en juillet prochain au moins trois passagers de l’Agence spatiale européenne (ESA) : le Français Thomas Pesquet en tant que commandant, le Tchèque Aleš Svoboda en pilote, et le Grec Adrianos Golémis, récemment annoncé. Une quatrième personne sera désignée ultérieurement.

Cette mission, cofinancée par l’État français, suscite des interrogations, notamment en raison de la situation des scientifiques en France, qui dénoncent un manque de revalorisation salariale et des coupes budgétaires dans les projets scientifiques. Certains reprochent à l’État français de soutenir une start-up américaine sans contrepartie.

Vast, fondée en 2021 en Californie, avait initialement pour objectif de construire des stations spatiales dotées de gravité artificielle, une ambition qui a été mise de côté en raison des contraintes techniques. Son créateur, Jed McCaleb, n’avait auparavant que peu d’intérêt pour le secteur spatial. Connu pour avoir créé eDonkey, un logiciel de partage en peer-to-peer, il s’est ensuite tourné vers les cryptomonnaies, devenant une figure de la Silicon Valley.

Aujourd’hui milliardaire, McCaleb a orienté Vast vers le spatial, promettant des stations pour remplacer l’ISS vieillissante, ce qui a attiré des investisseurs. L’entreprise a rapidement connu une croissance, établissant des partenariats avec SpaceX pour utiliser ses fusées Falcon 9. Après un échec en 2023 lors du lancement d’un remorqueur spatial, le projet a été annulé.

Vast s’est rapproché de la NASA et a recruté l’ancien astronaute Garrett Reisman, tout en continuant à promettre des stations à gravité artificielle. Le premier prototype, Haven-1, est prévu pour 2027, avec un module unique, suivi par Haven-2, qui comprendra plusieurs modules et laboratoires pour des expériences similaires à celles de l’ISS. La mise en orbite de Haven-2 est prévue pour 2028, avec une fin de chantier projetée en 2032, mais cela dépendra de la disponibilité du Starship de SpaceX, qui n’est pas encore opérationnel.

En parallèle, Vast multiplie les partenariats, notamment avec l’ESA, pour préparer cette première mission privée à bord de l’ISS, dirigée par Thomas Pesquet, afin d’acquérir de l’expérience avant de se lancer dans ses propres stations.

Source : Futura Sciences

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