Annulation de dernière minute des pourparlers entre les États-Unis et l’Iran en Suisse
Les négociations entre les États-Unis et l’Iran, qui devaient se tenir ce vendredi 19 juin dans le village suisse d’Obbürgen, ont été annulées à la dernière minute. Cette décision survient après que le vice-président américain, JD Vance, a renoncé à se rendre sur place.
L’équipe de JD Vance était déjà à la base aérienne, prête à partir pour ces pourparlers cruciaux, lorsque le voyage a été soudainement annulé. Les autorités suisses ont confirmé quelques heures plus tard le report sine die de ces discussions, qui étaient attendues comme une étape majeure dans les efforts diplomatiques entre Washington et Téhéran.
Le ministère suisse des Affaires étrangères a annoncé : « Les discussions prévues entre les États-Unis, l’Iran, le Qatar et le Pakistan ont été reportées. La Suisse reste disposée à faciliter ces discussions. Les travaux préparatoires correspondants se poursuivent », sans préciser de nouvelle date, laissant planer un flou sur l’avenir de ces pourparlers.
Ces négociations devaient débuter deux jours après la signature d’un accord-cadre visant à mettre un terme au conflit déclenché le 28 février par les États-Unis et Israël. Cet accord accorde aux parties un délai de 60 jours pour parvenir à un consensus durable, portant sur des sujets sensibles tels que l’avenir du programme nucléaire iranien et le rétablissement du trafic pétrolier dans le détroit d’Ormuz.
Bien que le voyage du vice-président soit annulé, la Maison Blanche a déclaré que les États-Unis souhaitent commencer les discussions techniques dès que possible. Le protocole d’accord a été signé électroniquement par les présidents iranien Massoud Pezeshkian et américain Donald Trump. Le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a exprimé son approbation de l’accord, tout en émettant des réserves.
En attendant, le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, un passage crucial pour le commerce mondial des hydrocarbures, reprend progressivement, après que le blocus américain a été levé conformément aux termes de l’accord. Les forces américaines ont laissé passer plus d’une douzaine de bateaux, tandis que les navires souhaitant traverser doivent désormais soumettre leur demande à un nouvel organisme gouvernemental.
Les cours du brut continuent de baisser, se rapprochant de leurs niveaux d’avant-guerre.
Source : HuffPost, AFP.
