Engrais : il ne faut pas chercher à maintenir notre dépendance mais prendre des mes urgentes pour en sortir
22.05.2026
Le gouvernement français est à nouveau critiqué pour sa gestion de la crise des engrais, exacerbée par le blocage du Détroit d’Ormuz. Les récents échanges ont principalement mis en lumière des mes d’urgence visant à protéger les grands acteurs économiques des filières agricoles, notamment céréalières, sans véritablement anticiper l’avenir des agriculteurs.
La Confédération paysanne souligne l’urgence d’une sortie de la dépendance aux intrants importés, qui fragilise les exploitations agricoles. Cette crise a mis en exergue une vulnérabilité due à la fluctuation des prix dictée par les aléas du marché international.
Maintenir cette dépendance est jugé comme une grave erreur, tout comme l’augmentation de l’utilisation des effluents d’élevage et des boues d’épuration. Modifier la directive nitrates pour favoriser ces pratiques pourrait accélérer la spécialisation des régions et retarder la transition agroécologique nécessaire.
La diversification des cultures est essentielle pour réduire la dépendance aux engrais. Il est impératif d’établir des conditions économiques favorables aux légumineuses et aux protéagineux, tout en envisageant des droits de douane sur le soja OGM importé, afin de promouvoir une politique agricole cohérente.
Les priorités mises en avant incluent :
- L’autonomie des exploitations par une meilleure rémunération des productions.
- Une gestion des volumes et des prix planchers pour réduire la dépendance aux engrais.
- Des mes structurelles pour accompagner la transition vers des filières plus résilientes.
Contacts :
- Thomas GIBERT – porte-parole national – tél: 06 65 24 66 44
- Nicolas FORTIN – secrétaire national – tél: 06 85 65 75 92
- Caroline NUGUES – Chargée de communication – tél: 06 95 29 80 78
Source : Confédération paysanne
