Déploiement de programmes de psychoéducation pour les proches de personnes ayant un trouble psychique
L’Agence Régionale de Santé (ARS) Île-de-France lance un appel à projets pour soutenir le déploiement de programmes de psychoéducation destinés aux proches de personnes souffrant de troubles psychiques. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la feuille de route nationale « Santé mentale et psychiatrie » et de la deuxième stratégie nationale de mobilisation et de soutien aux aidants 2023-2027, visant à prévenir l’épuisement des proches.
Les proches jouent un rôle crucial dans le rétablissement des personnes concernées par des troubles psychiques. Leur soutien est essentiel pour aider à la réalisation de projets de vie. Cependant, ces aidants sont eux-mêmes exposés à des risques de troubles psychiques, en raison de l’impact de la maladie de leur proche sur leur quotidien. Selon le Baromètre des aidants de l’Unafam 2023, moins de 5 % des aidants bénéficient de programmes de psychoéducation, souvent après un délai de plus de 8 ans suivant l’apparition de la maladie.
L’ARS Île-de-France soutient plusieurs leviers pour améliorer la situation des proches, notamment le développement de groupes d’entraide, le soutien à des associations et le déploiement de la pair-aidance professionnelle. Ce dernier aspect a permis le recrutement de 65 Médiateurs de Santé-Pairs (MSP) depuis 2012.
L’objectif principal de cet appel à projets est d’élargir l’offre de programmes de psychoéducation, validés et ayant fait l’objet d’évaluations positives. Ces programmes visent à informer les proches sur les troubles psychiques et à leur fournir des outils d’accompagnement. Les premières évaluations montrent des résultats prometteurs, tels qu’une réduction de la symptomatologie et une amélioration de la qualité de vie des proches.
Les établissements de santé intéressés doivent soumettre leur candidature avant le 17 juillet 2026. Ce financement, d’un montant maximum de 30 000 € par an sur deux ans, doit également s’accompagner de ressources complémentaires pour garantir la pérennité des programmes au-delà de cette période.
Source : ARS Île-de-France.
