Une startup réintroduit la technologie du béton romain antique dans la construction moderne
Une nouvelle entreprise, Dmat, a émergé en commercialisant des techniques de béton inspirées de l’Antiquité, en s’appuyant sur des recherches menées au Massachusetts Institute of Technology (MIT). Le professeur Michel Masic, dont les travaux portent sur la chimie du béton ancien, a collaboré avec l’entrepreneur italien Paolo Sabatini pour développer cette technologie.
Les recherches de Masic se sont concentrées sur l’analyse des propriétés chimiques du béton romain, notamment en examinant des sites de construction bien préservés à Pompéi. Une étude de 2023, partiellement financée par le Concrete Sustainability Hub, a révélé que lorsque le béton romain se fis, des réservoirs de calcium se dissolvent et se recristallisent pour combler les ouvertures. Cette découverte a conduit à la création de nouvelles formulations de béton qui conservent délibérément des granulés de chaux riches en calcium.
Dmat a depuis constitué un portefeuille de technologies propriétaires, en veillant à obtenir les certifications de sécurité et de performance requises dans l’Union européenne. L’entreprise propose des additifs pouvant être mélangés avec du béton et du mortier, afin d’améliorer leur durabilité et leur performance. Récemment, Dmat a également lancé une gamme de mortiers prêts à l’emploi pour la restauration structurelle.
« Nous personnalisons le mélange de béton pour chaque projet et fournissons des recettes aux fabricants de béton et aux ingénieurs », explique Sabatini. Dmat collabore avec divers acteurs du secteur, y compris des développeurs et des architectes, pour intégrer ses solutions dans les pratiques modernes de construction.
Source : MIT News



