Doit-on choisir entre climat et croissance ? Pas forcément, répond Adrien Bilal, mais la facture pourrait être plus salée qu’on ne le pense. Rencontre avec le lauréat 2026 du prix du «meilleur jeune économiste de France», professeur assistant d’économie à Stanford, qui recalcule le vrai prix du carbone.
Le professeur Adrien Bilal, dans ses recherches, affirme qu’une politique climatique ambitieuse est non seulement viable, mais peut également stimuler la croissance économique. Selon lui, un réchauffement climatique excessif nécessite un plafonnement strict des émissions plutôt qu’une simple taxe carbone, qui pourrait ne pas suffire à freiner les dégâts environnementaux.
Bilal chiffre les bénéfices économiques de l’évitement d’une tonne de carbone à environ 180 euros pour l’Europe. Cette évaluation souligne l’importance d’une approche proactive face aux enjeux climatiques, même en l’absence d’un scénario catastrophe imminent.
En intégrant ces éléments dans les politiques économiques, les gouvernements pourraient non seulement répondre à la crise climatique, mais également renforcer leur croissance à long terme. La nécessité d’une telle approche est d’autant plus pressante dans le contexte actuel de dérèglement climatique croissant.
Cette analyse met en lumière le potentiel d’une transition vers une économie plus verte, qui pourrait engendrer des bénéfices significatifs tant sur le plan environnemental qu’économique.
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Source : L’AGEFI

