Une lointaine galaxie spirale barrée découverte par le James-Webb remet-elle en cause la cosmologie ?
Le télescope spatial James-Webb (JWST) a récemment identifié la plus lointaine galaxie spirale barrée connue, nommée M1149-BSG-z5, suscitant des interrogations sur notre compréhension actuelle de l’évolution des galaxies. Cette découverte a été rapportée par une équipe internationale dirigée par Xiaohan Wang de l’université Tsinghua dans un article publié sur arXiv.
Contexte factuel
En 1925, l’astronome Edwin Hubble a introduit une classification des galaxies, connue sous le nom de séquence de Hubble, qui incluait des sous-catégories comme les galaxies spirales barrées. Hubble croyait que cette classification illustrait l’évolution des galaxies, bien que sa vision exacte soit désormais considérée comme incomplète. Le JWST, avec sa capacité à explorer des strates de lumière plus profondes que son prédécesseur, permet d’observer des galaxies dont les structures étaient invisibles auparavant.
M1149-BSG-z5 possède un décalage vers le rouge de 5,1, la situant dans un univers jeune, moins d’un milliard d’années après le Big Bang. À cette époque, les premières étoiles et trous noirs supermassifs modifiaient l’état de l’univers, ionisant l’hydrogène neutre qui remplissait l’espace.
Données ou statistiques
Cette galaxie surprend les astrophysiciens car elle est déjà de grande taille et présente une évolution chimique avancée pour son âge. Les éléments lourds présents ont été synthétisés par des étoiles massives, ce qui soulève des questions sur la formation et l’évolution des galaxies dans un univers aussi jeune. Les interactions entre galaxies à cette époque étaient plus fréquentes, ce qui aurait dû limiter l’apparition de structures organisées comme celle de M1149-BSG-z5.
Conséquence directe
La découverte de M1149-BSG-z5 remet en question la compatibilité de certaines galaxies observées par le JWST avec le modèle cosmologique standard, notamment en ce qui concerne la matière noire et les théories alternatives comme la théorie Mond. Ces résultats pourraient inciter à une réévaluation des concepts fondamentaux de la cosmologie.
Source : Futura Sciences
