Patient Bizarre : elle éternue… et des vers sortent de son nez, une infection qu’elle n’aurait jamais dû attraper !

Une infection rare : des vers sortent du nez d’une quinquagénaire

Une femme de 50 ans, travaillant en extérieur sur une île grecque, a récemment consulté un médecin après avoir ressenti une douleur au centre du visage, suivie de symptômes étranges. Quelques semaines après l’apparition de ces douleurs, elle a commencé à tousser fréquemment et à voir des vers sortir de son nez lorsqu’elle éternuait. Son cas a été documenté sur le site des Centers for Disease Control and Prevention (CDC), une agence de santé américaine.

Extraction de larves de la mouche du mouton

Un médecin ORL a procédé à l’extraction chirurgicale de petits organismes vivants de ses sinus maxillaires. Au total, dix larves et une pupe, stade intermédiaire entre la larve et le ver adulte, ont été retirées. Les médecins ont examiné les parasites, notant que l’une des larves mesurait environ 15 millimètres et était de couleur jaune pâle, tandis qu’une autre mesurait 20 millimètres et était brun clair. La pupe était noire et ridée, contenant des restes de chrysalide. L’analyse ADN a révélé que ces larves appartenaient à la mouche du mouton, scientifiquement nommée Oestrus ovis, généralement trouvée dans les fosses nasales et les sinus des moutons et des chèvres. La patiente a indiqué que son lieu de travail était proche d’un champ où paissaient des moutons.

Myiasis nasale et traitement

La femme a été diagnostiquée avec une myiase, une infection parasitaire causée par des mouches. Les médecins ont établi un diagnostic de myiase nasale à Oestrus ovis avec nymphose. Pour traiter cette infection, une simple extraction des parasites ne suffisait pas ; des décongestionnants nasaux ont également été prescrits. La combinaison de ces traitements a permis de résoudre l’infection.

Infections humaines par Oestrus ovis

Bien que des cas d’infection par Oestrus ovis chez les humains aient été rapportés, ces infections touchent généralement les yeux. Les larves sont souvent déposées dans le sac conjonctival. Des cas rares ont été documentés dans les narines, la bouche ou les conduits auditifs. Ce cas est exceptionnel en raison du stade de développement des larves, qui était plus avancé que ce que l’on pensait possible chez l’humain. Historiquement, les scientifiques pensaient que O. ovis ne pouvait pas se développer longtemps chez les humains, atteignant seulement le premier stade larvaire.

Facteurs anatomiques et physiologiques

La patiente présentait une déviation significative de la cloison nasale et avait été exposée à une forte charge larvaire, ce qui a pu empêcher les larves de sortir de son nez, leur permettant d’atteindre un stade de développement avancé. Les médecins ont exprimé leur surprise quant à la capacité des larves à se développer dans les sinus, un environnement peu propice à leur nymphose. Ils suggèrent que ce phénomène pourrait être lié à des facteurs anatomiques ou physiologiques non identifiés, ou à une adaptation évolutive de cette espèce.

Source : Centers for Disease Control and Prevention.

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