C’est la faute de mes parents : pourquoi certains jeunes coupent les ponts avec leurs parents
Les relations entre parents et enfants évoluent au fil des générations. Aujourd’hui, de nombreux jeunes adultes s’expriment plus librement sur des sujets tels que la santé mentale, les traumatismes et la souffrance psychologique. Une enquête récente menée par la plateforme américaine EduBirdie révèle que cette tendance est particulièrement marquée chez la génération Z, qui estime que son éducation a eu un impact durable sur sa vie d’adulte.
Pourquoi certains jeunes estiment que leurs parents sont responsables de leurs difficultés ?
L’étude révèle que 25 % des jeunes interrogés considèrent que leurs parents sont à l’origine de leurs problèmes de santé physique ou mentale. Par ailleurs, 17 % des participants affirment rencontrer des difficultés dans leurs relations affectives en raison de leur enfance, tandis que 15 % attribuent leur manque de motivation à leur environnement familial. Sur les réseaux sociaux, notamment TikTok, de nombreux témoignages émergent, où des jeunes décrivent avoir grandi dans un climat conflictuel ou estiment ne pas avoir reçu le soutien émotionnel nécessaire.
Reconnaître ses bless ne signifie pas rester dans le reproche
Les psychologues soulignent que désigner une responsabilité ne suffit pas à guérir. Jessica Anne Pressler, psychothérapeute américaine, insiste sur l’importance de reconnaître les souffrances vécues durant l’enfance. Identifier une bles permet de comprendre son origine, mais ne constitue pas une solution en soi. Cette prise de conscience doit ouvrir la voie à un travail sur soi.
Comprendre aussi le parcours de ses parents
La psychologue Pam Manfredo Curtis invite à prendre du recul sur l’histoire familiale. Elle note que certains parents reproduisent des schémas qu’ils ont connus dans leur propre enfance, souvent sans disposer des ressources nécessaires pour agir différemment. Comprendre leur parcours peut aider à sortir d’une logique de culpabilité ou de colère permanente, tout en visant à rompre les mécanismes de transmission intergénérationnelle.
Couper les ponts avec ses parents : une décision parfois nécessaire ?
L’étude indique qu’environ un jeune sur dix affirme avoir coupé tout contact avec au moins un de ses parents. Pour certains professionnels, cette décision peut être justifiée lorsque la relation est dangereuse ou marquée par des violences physiques, psychologiques ou émotionnelles. Cependant, lorsque le dialogue est encore possible, plusieurs spécialistes recommandent de privilégier une prise de distance temporaire ou un accompagnement thérapeutique avant d’envisager une rupture définitive.
Source : EduBirdie.
