Éditorial. Réseaux sociaux : reprendre la main

Réseaux sociaux : l’interdiction aux moins de 15 ans adoptée à l’Assemblée

Mardi soir, dans les dernières heures de débats parlementaires avant la trêve estivale, l’Assemblée nationale a adopté, de manière significative, l’interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans. Cette me constitue une première en Europe.

La ministre déléguée au Numérique, Anne Le Hénanff, a précisé que cette interdiction entrerait en vigueur dès le 1er septembre pour la création de nouveaux comptes et à partir du 1er janvier pour la désactivation des comptes existants. La ministre a également souligné l’existence d’outils de vérification d’âge, tels que la carte d’identité, pour garantir l’application de cette loi. Cependant, la question de l’efficacité de ces vérifications demeure cruciale, comme l’illustre le cas de l’Australie, où l’interdiction pour les moins de 16 ans est souvent contournée en raison d’un manque de contrôle strict.

Cette législation s’inscrit dans un contexte plus large de préoccupation face à l’influence croissante des géants de la technologie sur nos vies quotidiennes. Certains critiques estiment qu’elle pourrait représenter un renoncement à une régulation plus efficace des contenus et algorithmes, préférant éloigner une partie de la population des plateformes jugées problématiques.

Il est également important de ne pas négliger les comportements des adultes face aux écrans. Emmanuel Macron, qui a soutenu cette loi, continue de communiquer activement sur des réseaux sociaux controversés, soulevant des questions sur la cohérence des actions politiques.

Malgré ces critiques, cette interdiction est perçue comme un pas nécessaire vers une régulation plus rigoureuse des activités des GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft) en Europe. Il est à prévoir que ces entreprises tenteront de contester cette obligation par divers moyens, soulignant la nécessité pour les acteurs publics de maintenir leur position face à des intérêts privés qui considèrent les utilisateurs non comme des citoyens, mais comme des sources de données.

Source : Assemblée nationale.

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *