Finalement, le Soleil n’engloutirait pas la Terre : une nouvelle étude bouleverse un demi-siècle de certitudes sur le destin du Système solaire
Une équipe d’astronomes a révélé, dans une étude publiée en juin 2026 dans la revue Astronomy & Astrophysics, que notre planète pourrait survivre à l’expansion finale de son étoile, plutôt que d’y disparaître. Ce constat remet en question près de cinquante ans de certitudes, les manuels d’astronomie ayant jusqu’ici prédit une Terre d’abord rôtie, puis engloutie par le Soleil. Les nouvelles recherches indiquent que le destin de notre planète dépend en réalité d’un équilibre complexe entre deux forces opposées.
Un Soleil voué à gonfler puis à tout avaler
Dans environ cinq milliards d’années, lorsque le Soleil aura épuisé l’hydrogène de son cœur, il gonflera pour devenir une géante rouge, dont l’enveloppe brûlante dépassera les orbites de Mercure et de Vénus, qui seront alors condamnées à fondre dans le plasma. Les étoiles comme le Soleil traversent deux phases majeures : la branche des géantes rouges, juste après l’arrêt de la fusion centrale, puis la branche asymptotique, où l’astre grossit encore et expulse ses couches externes dans l’espace. C’est durant ces phases, sur plusieurs centaines de millions d’années, que se joue le sort de la Terre.
Pourquoi la Terre engloutie par le Soleil n’est plus une certitude
Le sort de la Terre repose sur un équilibre entre deux effets. D’une part, en grossissant, le Soleil exerce des forces de marée qui attirent les planètes vers lui, comme un tourbillon. D’autre part, en perdant une grande quantité de matière par son vent stellaire, sa gravité diminue, permettant aux orbites de s’éloigner. Les nouveaux modèles, affinés au cours des quinze dernières années, montrent que les étoiles géantes dissipent moins efficacement cette énergie de marée que prévu. Ainsi, le futur Soleil pourrait moins bien retenir la Terre.
Les simulations indiquent que l’orbite terrestre pourrait s’élargir au-delà de la taille maximale de l’astre pendant les deux phases d’expansion. Mars pourrait également s’en sortir, tandis que Mercure et Vénus, trop proches, seraient englouties.
Sauvée, mais inhabitable
Échapper à l’engloutissement ne signifie pas que la Terre survivra dans un état habitable. Sous une géante rouge, la surface terrestre serait soumise à un rayonnement intense, entraînant l’évaporation des océans et l’extinction de toute vie bien avant la fin du processus. Le Soleil, quant à lui, finirait en naine blanche, un cœur dense et tiède qui s’éteindra lentement, laissant derrière lui une Terre figée dans le froid.
Les auteurs de l’étude restent prudents, car leurs conclusions dépendent de la quantité de matière que le Soleil perdra et de la modélisation des marées, deux facteurs incertains. De futures observations d’étoiles similaires à L2 Puppis devraient permettre d’affiner ces calculs et de déterminer, à terme, si la Terre sera engloutie ou sauvée.
Source : Astronomy & Astrophysics, juin 2026.
