« On va droit dans le mur, c’est lamentable. » : Témoignage d’Hélène Brunet, éleveuse de brebis dans le Lot
Hélène Brunet, agricultrice à la ferme Les Graines de Clayrac, située dans la commune de Bio dans le Lot, exprime son opposition à la loi d’urgence agricole adoptée le 21 juillet. Elle la juge inadaptée aux besoins de l’agriculture biologique, déplorant la réintroduction de pesticides et la gestion de l’eau, qu’elle estime favorisent l’agro-industrie au détriment des petits producteurs bio.
Contexte factuel
Depuis quatre ans, Hélène Brunet est associée dans cette ferme collective, qui a été reprise par Terre de Liens en 2019. Avec ses quatre collègues, elle produit des légumes, des arbres, du pain, des farines et élève des brebis laitières. La ferme a récemment opéré une transition de la production de viande vers celle de lait. Bien que la filière bio semble remonter la pente dans le département, Hélène craint un déclin à cause de la nouvelle législation.
Données ou statistiques
La loi d’urgence agricole, adoptée le 21 juillet, a pour objectif de doubler les volumes de réserve d’eau à des fins agricoles d’ici 2035. Actuellement, environ 349 600 exploitations agricoles sont en activité en France, une baisse significative par rapport à plus d’un million en 1970.
Conséquence directe
Hélène Brunet souligne que cette loi ne répond pas aux enjeux de l’agriculture biologique et dénonce l’absence d’aides au maintien pour les agriculteurs bio dans le Plan Stratégique National pour 2023-2027. Elle conclut : « On va droit dans le mur. C’est lamentable. »
(Source : La Dépêche du Midi)
