Quel est ce mystérieux signal découvert dans les profondeurs du Soleil ?

Quel est ce mystérieux signal découvert dans les profondeurs du Soleil ?

Des astronomes britanniques et américains ont récemment publié les résultats d’une analyse de quarante années de données sur les oscillations internes du Soleil. Cette étude révèle une concentration inattendue d’activité magnétique sous la surface de notre étoile, ce qui pourrait transformer notre compréhension de son fonctionnement interne.

40 ans de données d’héliosismologie

Le Soleil, en tant qu’environnement extrême, massif et opaque, est difficile à observer directement. Pour cette raison, notre compréhension de son fonctionnement reste limitée. Les astronomes utilisent l’analyse des ondes sonores provenant de l’intérieur du Soleil, qui se propagent en profondeur, comme méthode indirecte pour étudier sa structure.

Des chercheurs des universités de Birmingham (Royaume-Uni) et de Yale (États-Unis) ont compilé quatre décennies de données en héliosismologie, une discipline dédiée à l’étude de la structure interne du Soleil. Leur recherche, publiée dans la revue Monthly Notices of the Royal Astronomical Society le 28 mai 2026, met en lumière une concentration d’activité magnétique dans une fine couche sous la surface de l’astre.

Des anomalies récentes au niveau des cycles solaires

Les scientifiques ont découvert un biorythme solaire interne, reflétant des variations d’activité qui échappent aux méthodes d’observation habituelles. Ils soulignent que le lien entre les oscillations internes du Soleil et son activité en surface a évolué au fil des récents cycles solaires. Cette évolution ne peut pas être expliquée uniquement par un affaiblissement des champs magnétiques, suggérant des changements plus profonds dans la structure interne du Soleil.

Les cycles solaires, d’une durée de 11 ans chacun, montrent des anomalies récentes. Par exemple, le cycle 24 (2008-2019) a été significativement plus faible que ses prédécesseurs, tandis que le cycle 25, actuellement en cours, a dépassé les prévisions en termes d’activité radio et de tâches solaires, atteignant des niveaux similaires aux cycles 22 et 23, malgré des prévisions initiales de faiblesse.

Vers une meilleure prévision des éruptions solaires ?

L’analyse des oscillations « modes P », des ondes sonores gigantesques résonnant à l’intérieur du Soleil, a permis aux astronomes de cartographier l’intérieur de l’astre. En étudiant les données de plusieurs cycles solaires, les chercheurs ont identifié un schéma inédit dans le comportement interne du Soleil, indiquant un changement à long terme de sa dynamique interne, à environ 1 000 kilomètres de profondeur. Ce phénomène est particulièrement intense pour le cycle actuel, une intensité initialement sous-estimée.

Les scientifiques restent prudents quant à l’interprétation de leurs résultats et prévoient de poursuivre leurs observations du cycle 25 jusqu’à sa conclusion, prévue vers 2030. Si le biorythme interne actuel se maintient lors du prochain cycle solaire, cela pourrait considérablement modifier notre compréhension du fonctionnement du Soleil et améliorer la prévision de phénomènes liés à la météo spatiale, tels que les éruptions solaires et les tempêtes de particules.

Source : Monthly Notices of the Royal Astronomical Society

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *