REPORTAGE.

Un robot télécommandé pour cartographier les sous-sols sans avoir à forer

Publié le 03/05/2026 à 09:48

Après avoir sondé le sous-sol volcanique de l’Etna, en Sicile, un rover télécommandé a été testé à Reims (Marne) pour repérer des vestiges archéologiques. Ce dispositif permet de sonder jusqu’à vingt mètres sous le bitume.

Les sous-sols renferment une multitude de ressources invisibles, qu’il s’agisse de nappes phréatiques, de pétrole ou de vestiges archéologiques. Pour mieux comprendre leur composition, des scientifiques développent des technologies innovantes. Parmi celles-ci, un robot ressemblant à ceux utilisés pour explorer Mars a été mis à l’épreuve fin avril à Reims. Équipé d’un gravimètre quantique, il utilise des atomes pour sonder les profondeurs sans recourir à des forages.

Camille Janvier, physicien chez Exail, l’entreprise à l’origine de cette technologie, explique : « À l’intérieur du cylindre, on a une enceinte sous ultravide et on piège des nuages d’atomes avec des lasers. Ensuite, on les laisse tomber et on me l’accélération en utilisant les propriétés quantiques de la matière. » Ce processus s’inspire de l’expérience de Galilée, qui avait démontré la chute des corps.

Le gravimètre quantique a été testé sur un parking au centre de Reims pour détecter des vestiges sans creuser. Il permet de cartographier des zones jusqu’à 20 mètres sous la surface : « On ne va pas trop détecter de cavités, mais plutôt une zone qui a été remblayée avec un sol moins dense », précise Janvier.

L’outil ne vise pas à remplacer les archéologues, mais à fournir des données précises. « Le travail des archéologues consiste à excaver et à analyser l’histoire des objets trouvés. Nous, nous fournissons des informations », souligne-t-il.

Les applications de cette technologie sont variées, allant de l’archéologie aux travaux publics et à la prospection minière. Thomas Jacob, géophysicien au Bureau de recherche géologique et minière (BRGM), affirme que cette méthode offre des mes plus précises et des cartes détaillées pour mieux repérer les cavités.

Après Reims, le robot sera testé aux Pays-Bas et en Nièvre pour continuer à collecter des données et prouver son efficacité.

Source : Franceinfo

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