Dans un appartement sans ascenseur, elle sera prisonnière : un père appelle à l’aide pour trouver un logement adapté à sa fille paraplégique

Le 28 août, Hazan Bicer, 23 ans, finira sa rééducation aux Salins de Bergille à Besançon (Doubs). Ses parents, résidant à Pontarlier, craignent ce moment car leur appartement, situé au troisième étage sans ascenseur, n’est pas adapté à sa condition. Malgré de nombreuses démarches, aucune solution n’a encore été proposée à la famille.

En mai 2025, la vie d’Hazan a basculé lorsqu’elle est devenue tétraplégique suite à une chute lors d’une randonnée en Suisse. Après un an de rééducation, sa sortie est imminente, mais elle n’a pas de logement adapté à sa nouvelle vie en fauteuil roulant. Son père, Cabbar Bicer, lance un appel à l’aide.

Avant l’accident, Hazan, alors âgée de 22 ans, vivait chez ses parents et venait de décrocher un emploi à l’usine Nestlé de Pontarlier. Après sa chute, les médecins lui ont annoncé qu’elle ne marcherait plus jamais. Son père, encore sous le choc, déclare : « C’est horrible pour elle. À 22 ans, sa vie ne sera plus jamais la même. »

La famille se retrouve confrontée à un problème majeur : l’appartement familial ne permet pas à Hazan de vivre de manière autonome. Cabbar Bicer souligne que « dans un appartement sans ascenseur, elle sera prisonnière », et que les ambulanciers ne peuvent pas l’aider à monter les escaliers. De plus, les portes de l’appartement ne sont pas assez larges pour son fauteuil roulant.

Malgré les demandes auprès des autorités locales et les recherches élargies, la famille n’a trouvé aucune solution. Cabbar Bicer explique : « On est en liste d’attente, mais on nous a fait comprendre que c’était très tendu dans tout le département. » La seule option envisagée est un logement privé en construction, dont le loyer s’élève à 1 050 euros hors charges, un montant que l’allocation aux adultes handicapés (AAH) de Hazan ne couvre pas.

Face à cette situation, Cabbar Bicer appelle à l’aide : « Si on ne nous aide pas, comment on peut faire ? Ma fille va devoir rester enfermée chez nous parce qu’aucun logement adapté n’est disponible ? Après des mois à chercher des solutions, j’ai presque perdu espoir. »

Source : France 3 Régions.

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