Un flux de matière « noire » prédit pour le Soleil existe bien !
Une équipe de physiciens a récemment confirmé la détection de neutrinos solaires de basse énergie, des particules qui jouent un rôle crucial dans la compréhension des processus énergétiques du Soleil. Cette avancée a été réalisée grâce à l’utilisation du détecteur de matière noire XENONnT, situé à 1 400 mètres sous le massif du Gran Sasso en Italie.
Contexte factuel
Les neutrinos, qui sont des particules subatomiques de très faible masse et sans charge électrique, sont présents en plus grand nombre que les photons du rayonnement fossile dans l’univers. Ils peuvent traverser plusieurs fois l’épaisseur de la Terre sans être arrêtés. Bien qu’ils soient considérés comme une composante de la matière noire, leur influence gravitationnelle est négligeable. Actuellement, il existe plus de neutrinos fossiles issus du Big Bang que de photons dans un volume donné de l’espace.
Le détecteur XENONnT, avec ses 5,9 tonnes de xénon liquide ultrapure, a permis la première observation de neutrinos solaires à basse énergie diffusés par des électrons. Le signal observé a atteint une signification statistique de 5 sigma, un seuil traditionnellement utilisé en physique des particules pour revendiquer une découverte.
Données ou statistiques
Les neutrinos pp, issus des réactions de fusion proton-proton qui alimentent le Soleil, représentent la majorité de son émission de neutrinos. L’expérience BOREXINO, également en Italie, a mesuré pour la première fois le flux de neutrinos à basses énergies en temps réel, atteignant un seuil d’environ 17 keV, ce qui est le plus bas jamais obtenu pour une observation directe de ces particules.
Conséquence directe
Ces découvertes ouvrent la voie à des recherches plus approfondies sur la matière noire et la physique des neutrinos, tout en fournissant des informations essentielles sur les mécanismes de fusion qui alimentent notre étoile.
Source : Futura Sciences

