Uber réduit ses effectifs de 10 % et se retire du Nigeria et de l’Ouganda
Par Théo Marie-Courtois, Washington, États-Unis
Uber a annoncé, mercredi, la suppression d’environ 10 % de ses effectifs, soit plus de 3 000 postes, dans le cadre d’une réorganisation majeure. Cette décision s’accompagne du retrait de l’entreprise de deux pays, le Nigeria et l’Ouganda, alors qu’elle se concentre sur les investissements dans les robotaxis autonomes.
Dara Khosrowshahi, le directeur général d’Uber, a déclaré dans un message aux employés que cette réduction des effectifs vise à « simplifier » l’organisation et à éliminer des niveaux hiérarchiques. Selon un document remis à la SEC, Uber compte environ 34 000 employés dans plus de 70 pays.
Khosrowshahi a souligné que la croissance rapide d’Uber au cours des cinq dernières années a entraîné une complexité accrue au sein de l’entreprise.
Fondée en 2009, Uber a d’abord gagné en notoriété grâce à sa plateforme de réservation de chauffeurs. Depuis, elle s’est diversifiée dans d’autres secteurs, tels que la livraison de repas avec Uber Eats.
Les analystes de Wedbush Securities estiment que cette restructuration pourrait permettre à l’entreprise d’économiser environ 1,75 milliard de dollars par an. Bien qu’Uber n’ait pas précisé le montant exact des économies, elle a exprimé son intention de réorienter ses investissements vers l’innovation et le développement de la conduite autonome.
Uber prévoit d’investir jusqu’à 10 milliards de dollars dans les véhicules autonomes au cours des prochaines années, ce qui correspondrait à son bénéfice net prévu pour 2025. L’entreprise a déjà établi des partenariats avec plusieurs start-ups, dont Verne et Wayve, pour développer cette technologie.
En plus de ces changements, Uber a demandé à ses employés de revenir travailler au bureau, limitant le télétravail à seulement 1 % de ses collaborateurs.
Cette annonce a eu un impact positif sur l’action d’Uber, qui a augmenté de 2,25 % à Wall Street.
Source : Agence France-Presse

