Trump lance une nouvelle salve de droits de douane, la Chine très mécontente, l'Europe soulagée

Trump impose de nouveaux droits de douane, la Chine mécontente, l’Europe soulagée

Une soixantaine d’économies sont visées par cette nouvelle salve douanière lancée par le président américain, Donald Trump, dont la Chine, l’Australie, le Japon ou encore l’UE.

Trump a encore frappé. Après le Canada et le Brésil, une soixantaine d’économies se retrouvent à leur tour visées ce vendredi par de nouveaux droits de douane, au moment où les surtaxes temporaires mises en place par Donald Trump en février arrivent à échéance. Depuis 00h01 (heure de Paris), ces pays voient en effet une surtaxe de 10 % ou 12,5 % s’appliquer à un certain nombre de leurs produits entrant aux États-Unis. Les marchandises déjà en transit ne seront pas concernées si elles arrivent à destination avant le 28 juillet, à 00h01.

Avant même leur entrée en vigueur, l’Australie, le Japon et la Nouvelle-Zélande – trois alliés des États-Unis en Asie – ont vivement dénoncé ces nouvelles barrières tarifaires. Canberra les trouve « injustifiés », Wellington « extrêmement décevants » et Tokyo les « regrette ».

Ces surtaxes prennent le relais des droits de douane de 10 % imposés en février dernier, arrivés à échéance à la même heure. Ces droits de douane temporaires, d’une durée de 150 jours, avaient été mis en place par Donald Trump suite à la décision de la Cour suprême d’annuler la majorité des surtaxes implantées depuis son retour à la Maison Blanche.

Cette nouvelle surtaxe est le résultat d’une enquête, lancée mi-mars par le représentant de la Maison Blanche au Commerce, Jamieson Greer, afin de déterminer si les partenaires commerciaux des États-Unis avaient totalement éliminé de leur chaîne d’approvisionnement les produits issus du travail forcé. « Nous cherchons à mettre fin au commerce de ce type de produits », a expliqué Greer. « Si vous autorisez l’importation de biens issus du travail forcé, cela crée de la concurrence déloyale envers vos propres produits. Nous voulons que tous les pays disposent du même type de protections. »

Les pays disposant d’une législation que les États-Unis estiment incomplète se voient imposer 10 % sur un certain nombre de leurs produits. Ce sera notamment le cas des pays de l’Union européenne (UE), du Royaume-Uni, du Mexique ou du Canada, soit certains des plus importants partenaires commerciaux des États-Unis. Pour les autres, soit une quarantaine de pays, les produits se verront appliquer 12,5 %. La Chine, le Japon, la Suisse ou la Corée du Sud sont par exemple concernés. L’énergie et les matières premières qui ne sont pas produites aux États-Unis devraient toutefois être exclues de la liste des produits concernés.

La Maison Blanche espère que cette nouvelle surtaxe ne connaîtra pas le même sort que celle mise en place l’année dernière. Plusieurs autres enquêtes sont également en cours concernant une possible surcapacité industrielle.

À la suite de cette annonce, la réaction de la Chine ne s’est pas fait attendre. Elle a exprimé son opposition à ces nouveaux droits de douane et à toute guerre commerciale. Lin Jian, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, a déclaré : « Nous nous opposons à toute forme de mes unilatérales en matière de droits de douane. Une guerre de droits de douane ou une guerre commerciale ne sert les intérêts d’aucune partie. »

À contrario, l’Union européenne a accueilli avec soulagement ces nouveaux droits de douane, se félicitant que le nouveau régime respecte le plafond de 15 % fixé dans un accord commercial signé l’an dernier entre Bruxelles et Washington.

Source : La Tribune.

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