Les restaurateurs des Baux-de-Provence signalent une baisse de 15% de leur chiffre d’affaires pour la saison estivale 2026. Ce constat soulève la question de l’impact du tourisme sur cette région prisée. Les routes, habituellement encombrées en été, sont presque désertes, et les places de stationnement sont disponibles, ce qui est inhabituel pour cette période. Le petit village de 264 habitants, récemment élu deuxième destination estivale préférée des Français, affiche un bilan contrasté.
Une clientèle internationale en hausse
Jean-Pascal Montdor-Florent, propriétaire d’une boutique de prêt-à-porter, note que sa clientèle est principalement composée de touristes étrangers, ce qui lui a permis d’augmenter son chiffre d’affaires de 3% cet été. En revanche, les week-ends, la majorité des clients sont français, qui dépensent nettement moins, ce qui affecte les commerces locaux.
Inflation et consommation
Les restaurateurs, quant à eux, subissent de plein fouet la pression économique. Bien que certains établissements, comme La Reine Jeanne, continuent d’attirer une clientèle internationale, d’autres peinent à maintenir leur activité. Un responsable d’épicerie fine déclare que l’absence de clients est préoccupante, tandis qu’un commerçant de souvenirs observe une légère baisse, mais pas aussi marquée que celle des restaurateurs.
Fréquentation en baisse
Selon l’Office de Tourisme, la fréquentation a diminué de 5% en août, un facteur aggravé par des conditions climatiques difficiles. En juillet, la situation était comparable à celle de 2025, avec 44% de visiteurs étrangers, principalement des Belges, des Américains et des Allemands. Les Français, quant à eux, ont réduit leurs dépenses, particulièrement en matière de restauration.
Un mois de septembre décisif
Le mois de septembre est considéré comme crucial pour le tourisme local. Les commerçants espèrent compenser la baisse de l’été avec des événements et une affluence continue. Malgré la rentrée scolaire, les prévisions restent optimistes, et les acteurs du tourisme attendent un regain d’activité.
Une enquête annuelle a révélé que les ménages français disposaient en moyenne de 287 euros de moins pour leurs vacances d’été en 2026, atteignant ainsi un budget moyen de 1748 euros.
Source : actu Marseille.

