Tour de France 2026 : Pogacar intraitable, Veistroffer inusable, les Français encore timides
Après plus de 1 420 kilomètres parcourus, le peloton du Tour de France s’offre enfin un moment de répit avec une première journée de repos, ce lundi 13 juillet, dans le Cantal. L’occasion de passer au crible les huit premiers jours de course.
Sous le cagnard hexagonal, le Tour de France craint la surchauffe. À tel point que, selon le Français Alex Baudin, interrogé par Vélo Club, « beaucoup de mecs dans le peloton disent qu’on a l’impression d’être en troisième semaine ». Malheureusement pour les coureurs, il va encore falloir batailler pendant deux semaines avant de rallier les Champs-Élysées. Le premier tiers de cette édition est déjà riche en enseignements.
Le tournant de la semaine : Pogacar roi du Tourmalet
Passer en tête du géant des Pyrénées, qui culmine à 2 115 mètres d’altitude, n’a jamais été anodin dans l’histoire du Tour. Tadej Pogacar l’a prouvé lors de la 6e étape, jeudi 9 juillet, en livrant un récital. Dans les lacets de La Mongie, Isaac Del Toro s’apprête à lancer la fusée slovène. Le jeune Mexicain passe un ultime relais avant de voir décoller son chef, à 42,7 kilomètres de la ligne située à Gavarnie-Gèdre.
Derrière, c’est la panique pour les autres cadors du peloton, qui n’ont d’autre choix que de laisser filer l’ogre de la Team Emirates XRG. Seul Jonas Vingegaard est à peu près capable de sauver les meubles, mais il est déjà trop tard. Au prix d’un long raid, le quadruple vainqueur de la compétition est relégué à 2 minutes 42 secondes, tandis que le reste de la troupe accuse plus de trois minutes de retard.
Le fait de la semaine : les Français en salle d’attente
Pour le moment, les athlètes tricolores peinent à être récompensés de leurs efforts. Le premier succès commence à se faire attendre, tout comme le premier podium. Seuls Paul Seixas et Alex Baudin, respectivement 4es aux Angles et à Ussel, se sont rapprochés de la victoire. Cela ravive le souvenir de 1926 et 1999, les deux seules éditions du Tour sans succès français.
Le visage de la semaine : Baptiste Veistroffer seul face à la meute
En quelques heures, Baptiste Veistroffer est devenu le chouchou du public bleu-blanc-rouge. Libéré par l’abandon de son leader Arnaud De Lie, malade dès le départ à Barcelone, le « Sanglier de Fouesnant » a dynamisé le Tour à sa manière. Il a réalisé deux échappées marquantes, remportant deux prix de la combativité lors de la 5e et de la 7e étape.
Cependant, ses actions commencent à agacer certains coureurs. « J’ai cru comprendre que certaines équipes n’aiment pas trop quand je suis devant », a-t-il déclaré sur France TV. « Ce n’est pas mes directeurs sportifs. C’est le vélo, le but est de faire mal aux autres et de gagner la course. »
Cette première semaine de course a révélé la domination de Pogacar, tout en mettant en lumière les défis auxquels sont confrontés les coureurs français. Les prochaines étapes seront cruciales pour voir si ces derniers peuvent inverser la tendance.
Source : La Dépêche
