Tensions au sein du comité d’organisation des JO d’hiver 2030
Le Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques 2030 (Cojop) devait annoncer ce mercredi 9 septembre à Lyon l’arrivée d’une grande entreprise française parmi ses sponsors. Cette annonce a finalement été reportée, alors qu’une réunion des parties prenantes des JO-2030 est prévue ce jeudi 10 septembre, et que des incertitudes persistent autour du maintien d’Edgar Grospiron à la présidence du comité.
L’événement de ce mercredi devait marquer l’officialisation d’un partenariat avec une entreprise, représentant le deuxième sponsor « premium » des Jeux, après EDF, dont le partenariat avait été annoncé en juillet. Cependant, le Cojop a annoncé le report de cette présentation, indiquant que le partenariat était maintenu. Ce report est attribué à la nécessité d’une réunion d’un « bureau exécutif » rassemblant les principaux acteurs de l’organisation, incluant l’État et les régions hôtes.
Ce contexte de report s’inscrit dans des tensions croissantes autour de la direction du Cojop. Selon plusieurs sources, la gouvernance du comité reste instable, avec des désaccords persistants sur la gestion et les décisions prises par la direction. Des incertitudes entourent également la position d’Edgar Grospiron, ancien champion olympique de ski acrobatique, nommé président du Cojop en février 2025.
La réunion de jeudi s’annonce délicate, les tensions entre Grospiron et divers acteurs de l’organisation demeurant palpables, plusieurs semaines après une précédente réunion déjà mouvementée. Le Cojop fait face à une crise interne prolongée, marquée par plusieurs départs de dirigeants, dont Cyril Linette, ancien numéro deux du comité, en février.
Les discussions lors du dernier bureau exécutif, le 23 juillet, avaient été tendues, notamment en raison de nominations proposées par Grospiron qui avaient suscité des désaccords. Parmi les participants se trouvent le gouvernement et les deux régions hôtes, Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur. Fabrice Pannekoucke, président d’Auvergne-Rhône-Alpes, avait même quitté une réunion avant de la suivre en visioconférence.
Amélie Oudéa-Castéra, présidente du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), a reconnu les difficultés de gouvernance, affirmant : « On ne peut plus se le permettre ».
Article écrit avec AFP

