Télescope Swift : La mission de sauvetage de la NASA en grande difficulté
Le véhicule robotisé LINK, chargé de rehausser l’orbite du télescope spatial Swift de la NASA, fait face à des anomalies techniques majeures. Actuellement en rotation incontrôlée et privé de deux roues de réaction, l’engin doit être stabilisé avant de poursuivre la mission.
Depuis le week-end des 25 et 26 juillet, la situation s’est gravement détériorée, remettant en question la réussite de l’opération de maintenance orbitale dirigée par la NASA et la startup Katalyst Space.
Contexte factuel
D’après la chronologie officielle, LINK a été lancé le 3 juillet par une fusée Pegasus XL depuis l’atoll de Kwajalein, dans le Pacifique, un emplacement stratégique pour atteindre Swift. L’objectif de LINK est de rejoindre Swift, dont l’altitude diminue en raison de la traînée atmosphérique et de l’activité solaire, afin de le remorquer vers une orbite plus sécurisée. Sans intervention, le télescope, encore fonctionnel, risquerait de tomber vers la Terre.
Données ou statistiques
Les premiers jours après le lancement, les équipes ont établi la liaison radio et vérifié les systèmes. Cependant, des problèmes d’orientation et de communication ont été signalés, ainsi qu’un dysfonctionnement sur l’une des trois roues de réaction. Le 28 juillet, la NASA a annoncé que LINK avait subi de graves dysfonctionnements de contrôle d’attitude, entraînant une rotation incontrôlée de l’engin.
Le bilan technique est préoccupant : deux des trois roues de réaction ne fonctionnent plus, et le système de propulsion à gaz froid a subi une perte partielle de ses capacités. Malgré cela, la NASA reste optimiste, affirmant que les principaux sous-systèmes de LINK fonctionnent toujours normalement.
Conséquence directe
L’urgence pour Katalyst et la NASA est de stopper la rotation de LINK dans les jours à venir en utilisant ses propulseurs électriques. Si cette stabilisation est réussie, il sera ensuite nécessaire de réécrire les systèmes de guidage, de navigation et de contrôle de LINK pour adapter l’engin à sa nouvelle configuration. Le risque demeure que des manœuvres mal exécutées puissent causer davantage de dommages, notamment en percutant le télescope Swift.
Source : NASA, Katalyst Space


