Liquidation judiciaire de l’usine Fibre Excellence à Tarascon
Le tribunal de commerce de Toulouse a annoncé, mercredi 29 juillet, la liquidation judiciaire de l’usine Fibre Excellence située à Tarascon, dans les Bouches-du-Rhône. Cette usine emploie 270 salariés. La décision concernant l’autre site du groupe, basé à Saint-Gaudens en Haute-Garonne, n’a pas encore été rendue.
Le tribunal a rejeté, lundi, l’unique offre de reprise du groupe, présentée par le financier Matthieu Pigasse, en raison d’un manque de garanties de l’État. Cette offre bénéficiait du soutien des régions Occitanie et Provence-Alpes-Côte d’Azur. Dans sa décision, la juridiction a souligné une « situation irrémédiablement compromise, sans perspective de redressement », avec un passif avoisinant 105 millions d’euros.
Un industriel a manifesté, à la dernière minute, son intérêt pour le site de Saint-Gaudens, également employant 270 personnes. Le tribunal lui a accordé jusqu’à mercredi pour verser deux millions d’euros, condition préalable pour obtenir un nouveau délai pour formuler une offre de reprise. Cette décision n’a pas été communiquée mercredi matin, mais pourrait l’être dans les jours à venir.
L’État prêt à soutenir une offre sérieuse
Des salariés de Fibre Excellence occupent les deux usines depuis quelques jours pour protéger leur outil de travail. Une réunion technique a eu lieu mardi entre le ministère de l’économie et l’industriel intéressé par le site de Saint-Gaudens, ainsi que des représentants de la région Occitanie.
Le ministre délégué à l’industrie, Sébastien Martin, a déclaré que l’État était prêt à « accompagner une offre sérieuse », notamment par une augmentation de 20 % du prix d’achat de l’électricité produite par Fibre Excellence et une augmentation de la fourniture de bois par l’Office national des forêts (ONF).
Fibre Excellence avait été placée en redressement judiciaire fin avril, et ses deux usines sont à l’arrêt depuis cette date. Son actionnaire indonésien, Jackson Wijaya, avait précédemment investi près de 300 millions d’euros dans le groupe, mais a décidé de se retirer en raison de la non-rentabilité de l’entreprise.
Source : La Croix


