En 2022, les unités urbaines en France métropolitaine regroupaient 78,8 % de la population, soit 51,9 millions d’habitants. Parmi elles, l’unité urbaine de Paris concentrait près de 11 millions d’habitants. Les dix plus grandes unités urbaines françaises comptaient chacune entre 0,5 et 2 millions d’habitants. (insee.fr)
Les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV), définis par le décret n° 2015-1138 du 14 septembre 2015, représentaient 7,9 % de la population en 2020. Cette proportion variait de 2,6 % en Bretagne à 12,8 % en Île-de-France pour les départements de France métropolitaine. Dans les départements d’outre-mer, à l’exception de la Martinique, la part des QPV était plus élevée, notamment en Guyane où elle s’élevait à 46,0 %. (insee.fr)
En 2020, les quartiers prioritaires abritaient une population plus jeune, avec près de deux fois plus de personnes de moins de 20 ans que de personnes de 60 ans ou plus. Ces quartiers comptaient également une proportion plus élevée de familles monoparentales et de ménages locataires par rapport à la moyenne nationale. La part des résidences principales suroccupées y était nettement supérieure. (insee.fr)
En 2021, la médiane des revenus disponibles dans les quartiers prioritaires était de 14 560 euros, contre 22 780 euros dans les unités urbaines englobantes et 23 000 euros au niveau national. Le taux de pauvreté y était près de trois fois plus élevé, et la part des ménages imposés y était deux fois plus faible. (insee.fr)
Ces données mettent en évidence des disparités significatives en matière de démographie, de conditions de vie et de niveau de vie entre les quartiers prioritaires et le reste du territoire français.
(insee.fr)
