Vacances au ski : qu’est-ce que le syndrome « du deuxième jour » ?
Le syndrome du deuxième jour de ski est un phénomène bien connu des skieurs amateurs. Après un premier jour à la montagne, les vacanciers, désireux de profiter de la neige, sollicitent intensément leurs muscles, ligaments et articulations. Cet effort soutenu n’est pas sans conséquences : il entraîne souvent des courbatures dès le lendemain ainsi qu’une diminution des performances sportives.
Ce syndrome se manifeste par des difficultés sur les pistes. Les muscles, plus douloureux, réagissent moins efficacement, rendant les mouvements moins fluides et les réflexes plus lents. Cela augmente le risque d’accidents lors des jours suivants.
L’entorse du genou, première bles
Selon le réseau d’épidémiologie de Médecins du Monde, les entorses et les fractures représentent près de 60 % des lésions survenues lors d’accidents de sports d’hiver. En ski alpin, qui compte 83 % des accidents, les lésions les plus fréquentes sont les entorses du genou, particulièrement chez les femmes, souvent dues à de mauvais réglages des équipements.
Pour limiter les risques, il est recommandé de se préparer physiquement en amont, de réaliser des échauffements et des étirements avant et après chaque session de ski, de bien s’hydrater et de consommer des aliments riches en protéines, favorisant ainsi une meilleure récupération.
La préfecture de Savoie conseille également de consulter quotidiennement les prévisions météo de la station de ski ou de se renseigner auprès des pisteurs secouristes pour éviter des situations dangereuses sur les pistes. Un réglage adéquat des fixations et le port d’un équipement adapté sont essentiels. Une étude de 2010 a révélé que le port du casque réduisait de 35 % le risque de traumatisme crânien chez les adultes, et de 61 % chez les enfants.
Source
Le Parisien, Médecins du Monde.
