Oubliez le perfectionnisme absolu de Stanley Kubrick, il avait trouvé son maître avec Chaplin et ses. 342 prises sur ce chef-d'oeuvre - Actus Ciné

Oubliez le perfectionnisme absolu de Stanley Kubrick, il avait trouvé son maître avec Chaplin et ses 342 prises sur ce chef-d’œuvre

Stanley Kubrick est célèbre pour son perfectionnisme extrême, n’hésitant pas à réaliser plus d’une centaine de prises pour certaines scènes de ses films. Cependant, il a sans doute trouvé son maître en la personne de Charles Chaplin, dont le souci du détail a atteint des sommets.

Kubrick a laissé derrière lui de nombreuses anecdotes sur ses méthodes de travail. Par exemple, Shelley Duvall a dû tourner une scène dans Shining pas moins de 127 fois, jusqu’à craquer sous la pression. De même, la séquence où Dick Hallorann, interprété par Scatman Crothers, explique son don de voyance télépathique à Danny Torrance a nécessité 148 prises. Ryan O’Neal, sur le tournage de Barry Lyndon, a également subi le même traitement, avec le compositeur Leonard Rosenman devant réaliser 105 prises pour une scène, alors que Kubrick lui-même estimait que « la seconde était bonne. »

En 2005, le réalisateur Sydney Pollack, qui a travaillé avec Kubrick sur Eyes Wide Shut, a décrit le processus de tournage en ces termes : « 70, 80, 100 prises étaient tout à fait la norme chez Kubrick. C’était à la fois diablement intéressant et exaspérant au possible. »

Plus perfectionniste que Kubrick ? Voici Charles Chaplin !

Charles Chaplin, souvent considéré comme un « control freak », a exercé un contrôle total sur ses films, depuis ses débuts en 1914 jusqu’à la fin de sa carrière. Propriétaire de studio, acteur, réalisateur, costumier, monteur, compositeur et scénariste, son perfectionnisme a eu un impact significatif sur le rythme de ses productions. Parmi les 81 films qu’il a réalisés, 70 sont des courts-métrages.

Un exemple marquant de son perfectionnisme se trouve dans le tournage de Les Lumières de la ville, sorti en 1931. Chaplin a consacré un an à élaborer une scène avec une vendeuse de fleurs aveugle. Cette séquence, où Chaplin entre et sort d’une limousine coincée dans les embouteillages, a nécessité pas moins de 342 prises. Ce chiffre impressionnant lui a valu une mention au Guinness Book des records.

Ces méthodes de travail, bien que longues et exigeantes, ont contribué à forger l’héritage cinématographique de ces deux géants du cinéma.

Source : Allociné.

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