Les fantômes du G8 de Gênes hantent toujours l’Italie, vingt-cinq ans après
Entre le 20 et le 22 juillet 2001, Gênes a été le théâtre de manifestations massives lors du sommet du G8, entraînant des violences notables. Ces événements sont souvent évoqués comme le « fantôme de Gênes », une référence à l’intensité des affrontements entre les forces de l’ordre et les manifestants, dont les black blocs. Ces journées ont vu des milliers de militants altermondialistes se rassembler pour contester la mondialisation et les élites politiques.
Les affrontements ont causé des centaines de blessés et ont conduit à la mort de Carlo Giuliani, un jeune Génois, abattu par un policier. Ce dernier n’a jamais été condamné, son acte étant jugé comme relevant de la légitime défense après avoir été encerclé par des manifestants. Par ailleurs, des interventions des forces de l’ordre dans des écoles où dormaient des manifestants ont été dénoncées comme des « actes de torture » par la Cour européenne des droits de l’homme.
Vingt-cinq ans plus tard, l’impact de ces événements reste palpable. Carlo Bonini, journaliste ayant couvert les manifestations, souligne que le G8 de Gênes a marqué une génération mobilisée pour l’équité, un idéal qu’elle estime aujourd’hui toujours inachevé. Le titre d’un récent article sur le sujet, « Le rêve brisé », évoque ce sentiment de désillusion face à une réalité qui semble avoir trahi les aspirations de cette époque.
Source : Il Venerdì, La Repubblica.
