Soupçon de viol et agressions sexuelles sur des enfants à Biarritz : deux animateurs d'un centre de loisirs placés en garde à vue

Soupçon de viol et agressions sexuelles sur des enfants à Biarritz : deux animateurs d’un centre de loisirs placés en garde à vue

Deux agents municipaux d’un centre de loisirs à Biarritz, dans les Pyrénées-Atlantiques, ont été placés en garde à vue en raison de soupçons de viol et d’agressions sexuelles sur des enfants âgés de trois et quatre ans. Un troisième animateur fait également l’objet de signalements.

Trois animateurs du centre de loisirs de Mouriscot ont été suspendus de leurs fonctions. Actuellement, treize enfants sont concernés par cette affaire. Deux des suspects, un animateur de 36 ans, en poste depuis deux ans, et un saisonnier de 21 ans, sont en garde à vue depuis le mardi 21 juillet. Plusieurs plaintes ont été déposées, comme l’a confirmé la vice-procureure de Bayonne, Mme François, qui a évoqué « un fait de viol, qui reste à confirmer, et des agressions sexuelles ». La garde à vue des suspects devrait être prolongée jusqu’à jeudi matin.

Le maire de Biarritz, Serge Blanco, a adressé un courrier aux familles du centre de loisirs le 21 juillet, expliquant que les informations n’avaient pas pu être communiquées plus tôt à la demande des autorités judiciaires pour permettre le bon déroulement de l’enquête.

De nombreux parents se trouvent dans l’incertitude. « Il est très difficile de dire quoi que ce soit aux parents car on ne sait rien du tout », a déclaré Serge Blanco. Il a également noté que certaines familles pourraient s’interroger sur la présence des éducateurs dans d’autres établissements.

Concernant le processus de recrutement des agents municipaux, le maire a affirmé que celui-ci avait été mené de manière rigoureuse, en vérifiant le casier judiciaire de chaque candidat. « Nous n’avons pas grand-chose à nous reprocher », a-t-il ajouté.

Les familles touchées par cette affaire ont accès à divers soutiens. Deux psychologues, dont l’une travaille en lien avec les crèches, sont disponibles pour les familles. La municipalité a également établi un contact avec l’Unité de victimologie du Centre Hospitalier de la Côte Basque pour offrir des rendez-vous aux familles. Une cellule d’écoute est mise à disposition à la mairie tous les jours de 9h00 à 12h30 et de 13h30 à 17h.

La municipalité de Biarritz a décidé de se porter partie civile dans cette affaire. Selon nos informations, la garde à vue des suspects devrait être prolongée jusqu’à jeudi matin, avant une éventuelle mise en examen.

Source : France 3 Aquitaine

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