Le lourd constat de Souleymane Cissokho sur la boxe française
Alors que la boxe française peine à retrouver de l’allant, tant sur le plan médiatique que sur les rings, Souleymane Cissokho (35 ans) exprime ses inquiétudes et dresse un constat alarmant. Le « Noble Art » avait pourtant tout pour continuer à briller dans l’Hexagone.
À l’exception du jeune Bakary Samaké, qui ambitionne de devenir le meilleur boxeur au monde, et de Christian Mbili, qui pourrait réaliser un exploit en affrontant le Mexicain « Canelo » Alvarez en septembre prochain, la boxe française manque cruellement de nouveaux talents.
Souleymane Cissokho, invaincu depuis son passage chez les professionnels et actuellement numéro 2 chez les welters au WBC, souligne dans L’Équipe que la boxe française est en déclin. Il évoque le manque d’intérêt des chaînes de télévision et d’une nouvelle génération de dirigeants moins passionnés, comme principales causes de cette chute.
Cissokho : « Les chaînes de télé ont été déçues »
« Les chaînes de télé se sont désengagées. Elles ont été déçues. On leur avait promis énormément de choses, mais ça prend des années pour former des champions. Pour elles, la boxe est un business. S’il ne rapporte pas, elles se retirent », déclare le médaillé de bronze des Jeux de Rio en 2016. Il remarque également que l’essor de la MMA a eu un impact négatif, attirant un public plus jeune, alors que celui de la boxe en France vieillit.
Cissokho et la « dure réalité » de la boxe en France
« J’ai mal pour ces jeunes. Ils donnent tout à l’entraînement, mais ils n’ont pas de soutien. Il n’y a pas 5 % des boxeurs qui vivent de la boxe, c’est une dure réalité », poursuit Cissokho. Malgré les efforts de Dominique Nato, président de la Fédération, pour relancer la boxe en France, les initiatives restent insuffisantes face à la gravité de la situation.
La boxe française fait face à des défis importants, et l’avenir du « Noble Art » dans l’Hexagone semble incertain.
Source : L’Équipe

