Enquête sur les Phénomènes Aérospatiaux Non Identifiés : Un Service Officiel Dévoile ses Méthodes
Chaque année, près de 1 000 signalements de lumières étranges dans le ciel français sont analysés par un service officiel. Selon les données, 98 % de ces cas trouvent une explication rationnelle, laissant seulement 2 % sans réponse. Ces derniers représentent un véritable défi pour les scientifiques.
Un Bureau Officiel Créé dans les Années 1970
Dans les années 1970, la France, comme de nombreux pays, connaît une vague de témoignages concernant des objets volants non identifiés (OVNI). Plutôt que d’ignorer ce phénomène, l’État a choisi d’y faire face en créant, en 1977, un service rattaché au CNES, l’agence spatiale française. Ce bureau, connu sous le nom de GEIPAN, a pour mission de collecter, analyser et archiver les observations de phénomènes aérospatiaux non identifiés (PAN).
Traitement des Signalements
Chaque année, le service reçoit environ 1 000 sollicitations. Toutefois, plus de la moitié de ces demandes sont rapidement classées comme non pertinentes, soit en raison de confusions, soit d’informations insuffisantes. Environ une centaine de cas sont réellement instruits chaque année, impliquant une analyse détaillée des données de trafic aérien, des observations astronomiques et des conditions météorologiques.
Classification des Phénomènes
Le GEIPAN utilise une grille de classification en quatre catégories :
- Catégorie A : Phénomènes parfaitement identifiés.
- Catégorie B : Phénomènes probablement explicables.
- Catégorie C : Observations impossibles à analyser faute d’informations suffisantes.
- Catégorie D : Cas restés inexpliqués malgré une enquête complète.
Cette classification repose sur deux critères principaux : la consistance des témoignages et l’étrangeté du phénomène. Plus un cas est étrange, plus il nécessite des preuves solides pour être pris au sérieux.
Les 2 % Restants : Un Mystère Scientifique
Environ 27 % des cas sont parfaitement identifiés, près de 39 % sont probablement expliqués, tandis que 31 % ne peuvent être analysés faute de données exploitables. Cela laisse environ 2 % de cas qui demeurent inexpliqués, souvent classés en deux sous-groupes : D1, avec des témoignages isolés, et D2, avec des éléments plus solides.
Il est essentiel de noter que « inexpliqué » ne signifie pas « extraterrestre ». Cela indique simplement qu’aucune explication satisfaisante n’a pu être trouvée avec les données disponibles. Ces cas sont une invitation à poursuivre l’observation et la recherche.
En conclusion, le GEIPAN offre une approche méthodique face à l’inconnu, révélant que la majorité des phénomènes ont des explications rationnelles, tout en laissant une petite marge d’incertitude qui continue d’intriguer.
Source : GEIPAN
