Coup de chaud dans les Bouches-du-Rhône : Valérie Boyer fait bande à part
La préparation des listes pour l’élection sénatoriale du 27 septembre prochain dans les Bouches-du-Rhône prend une tournure inattendue. La sénatrice Les Républicains (LR) sortante, Valérie Boyer, a décidé de ne pas figurer sur la liste du président (Renaissance, ex-LR) de la région PACA, Renaud Muselier, comme l’a rapporté Le Figaro. Ce développement n’est pas le premier épisode tumultueux autour de cette liste, puisque la ministre Renaissance, Sabrina Roubache, avait également menacé de créer sa propre liste avant de se retirer.
Valérie Boyer, qui était initialement candidate à sa réélection, avait exprimé en mai dernier sa volonté de faire liste commune avec Renaud Muselier, jugeant cette option « tout à fait imaginable ». Cependant, les discussions autour de la composition de la liste ont révélé des tensions.
Contexte factuel
Le plan initial prévoyait une liste d’union LR-Renaissance, avec Brigitte Devésa (UDI) en tête, suivie de Renaud Muselier, Valérie Boyer et Michel Pécout (LR). Cette composition avait reçu l’investiture officielle de la commission nationale d’investiture de LR. Muselier avait accepté de prendre la seconde place pour faciliter un accord, permettant ainsi une élection potentielle des deux sénatrices sortantes et du président de région.
Boyer a exprimé son désir de mener la liste, arguant que la tête de liste influence la perception de celle-ci, et a demandé un « accord mieux équilibré ». Elle a souligné que les maires du département souhaitent une droite affirmée, en désaccord avec la direction actuelle de la liste.
Données ou statistiques
Avec 3 695 grands électeurs dans les Bouches-du-Rhône, le quotient pour obtenir un siège est de 462 voix. Cela laisse présager que la droite et le centre, qui comptent environ 1 670 grands électeurs, pourraient obtenir près de 4 sièges, à condition d’être unis. Toutefois, les dissidences peuvent souvent compromettre cette dynamique.
Conséquence directe
La décision de Valérie Boyer de se lancer seule pourrait fragmenter les voix de la droite et compliquer les perspectives d’élection pour les candidats de cette tendance politique dans le département. Renaud Muselier a exprimé des regrets quant à la rupture de l’accord initial, soulignant les enjeux que cela représente pour la majorité sénatoriale.
Source : Le Figaro, Public Sénat
