Sénatoriales 2026 : LR partira divisé face au parti d’Éric Ciotti
Les élections sénatoriales du 27 septembre 2026 s’annoncent particulièrement tendues dans les Alpes-Maritimes. La sénatrice sortante Alexandra Borchio Fontimp a annoncé sa candidature, s’engageant à se présenter même sans l’investiture officielle de son parti, Les Républicains (LR). Dans un entretien accordé à Nice Matin, elle a déclaré : « Que j’ai l’investiture ou pas, je serai candidate. Ce n’était un secret pour personne ».
Contexte factuel
Cette annonce intervient alors que le paysage politique local est marqué par des tensions internes au sein de LR, avec des factions rivales, notamment celle dirigée par Éric Ciotti, qui a formé l’Union des Droites pour la République (UDR) en alliance avec le Rassemblement National (RN). Dans ce contexte, les cinq sièges du département sont remis en jeu, et l’UDR pourrait espérer en gagner deux à trois, ayant déjà réalisé des gains significatifs lors des élections municipales.
Les Républicains ont classé les Alpes-Maritimes parmi les « départements compliqués » pour les prochaines élections. La commission nationale d’investiture (CNI) se réunira le 23 juin pour trancher les cas délicats, mais la situation reste incertaine.
Données ou statistiques
Lors des élections municipales précédentes, l’UDR a remporté la ville de Nice ainsi que la Métropole Nice Côte d’Azur, tandis que le RN a gagné dans des communes comme Menton et Cagnes-sur-Mer. En 2020, LR avait obtenu tous les sièges du département avec une liste menée par Dominique Estrosi Sassone, qui figure également parmi les candidates potentielles pour ces élections.
Conséquence directe
Les élections sénatoriales pourraient donc se traduire par une division de la droite, avec au moins deux listes LR en compétition, rendant leur succès incertain face à une opposition unie sous l’UDR/RN. La dynamique interne au sein de LR pourrait avoir des répercussions significatives sur les résultats de ces élections.
Source : Public Sénat
